[ 33e dimanche du Temps Ordinaire B (1re partie)
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
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          33e dimanche du Temps Ordinaire B (1re partie)

33e dimanche du Temps Ordinaire B (1re partie)

• Livre de Daniel 12,1-3 :
« En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges, celui qui veille sur ton peuple. »

• Psaume 16,5.8.9-10.11 :
« Tu ne peux m’abandonner à la mort. »

• Lettre aux Hébreux 10,11-14.18 :
« Par son sacrifice unique, le Christ a mené pour toujours à leur perfection ceux qui reçoivent de lui la sainteté. »

• Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 13,24-32 :
« On verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec grande puissance et grande gloire. »



Comme chaque année à l’approche de la fête du Christ-Roi, les lectures du dimanche ne sont pas faciles, alors qu’ils ne posaient guère de difficultés à l’époque du Christ.

Aujourd’hui donc, la liturgie nous fait méditer le mystère de la victoire de DIEU à laquelle nous sommes appelés, dans le Christ, à participer.

* *
« En ce temps-là se lèvera Michel, le chef des anges,
celui qui veille sur ton peuple. »

La période d’écriture du livre de Daniel est celle d’une persécution profonde : celle d’Antiochus Epiphane [ici] qui impose le culte de sa personne et interdit celui de Jérusalem sous peine de torture et de mort.

Daniel, comme prophète, est envoyé pour apporter le réconfort à ceux qui sont ébranlés par cette persécution. Il manifeste que ce combat est autant celui de la Terre que celui du Ciel. La figure de l’archange Michel, le veilleur des hommes, illustre cette lutte humano-divine.

Car pour Daniel, l’histoire de l’alliance est celle du combat, mais avec une certitude : dans le Ciel, la victoire est déjà acquise à Michel, car DIEU est plus fort que le mal qui tente de se déverser en prenant les hommes en otages.

Dans ce combat, Daniel, pour la première fois, pose la question : certes, nombreux sont ceux qui succombent et sacrifient aux idoles, mais que deviennent ceux qui ont témoigné jusqu’à la mort de leur attachement au DIEU de l’Alliance ? DIEU ne peut pas les abandonner !
Donc, certes, ces « justes » sont morts, mais ils ressusciteront, c’est-à-dire que DIEU les relèvera du sommeil de la mort pour la Vie Eternelle.

=> Deux nouveautés ici :
- Pour la première fois, on parle de résurrection individuelle ;
- Pour la première fois, on découvre que DIEU n’abandonne pas ceux qui Lui ont été fidèles jusqu’au bout.

Pour la première fois, la mort de ces justes, loin de susciter le désarroi, fait naître chez leurs frères un regain de foi : la foi en la Vie Éternelle.
Quant aux autres, ils ne bénéficieront pas de cette récompense.

Jésus montrera que les choses ne sont pas si tranchées, car le combat ne délimite pas les justes d’un côté, et les injustes de l’autre... La part de juste et d’injuste est en chacun de nous, et le combat appartient d’abord à DIEU. Attention de ne pas trop vite vouloir retirer l’ivraie du champ de blé : on risquerait de tout saccager, le bon avec le mauvais... D’où peut-être parfois nos impatiences, mais DIEU sait qu’il est souvent bien meilleurs d’attendre.

* *
« Tu ne peux m’abandonner à la mort. »

Le Psaume de ce dimanche est en quelque sorte la grande prière du juste : Seigneur, Tu es mon héritage ! Tu ne peux pas m’abandonner, puisque j’ai fait de ma vie entière une offrande.

C’est précisément d’offrande qu’il est question dans l’épître aux Hébreux...

* *
« Par son sacrifice unique, le Christ a mené pour toujours
à leur perfection ceux qui reçoivent de lui la sainteté. »

Le juste n’est pas celui qui offre un sacrifice pour compenser ses manques, ou pour acheter les bienfaits de DIEU. C’était (et ce sera toujours) la tentation des “sacrifices extérieurs” comme ceux du Temple. Dès le prophète Osée, DIEU avait dit : « C’est l’amour que je veux, et non les sacrifices ! » (Os 6,6).

Dès l’époque du Christ, on savait que le sacrifice des lèvres (la louange, la prière, etc.) valait mieux que tous les sacrifices. Mais après le Christ, c’est encore plus vrai !
Les sacrifices du Temple avaient pour vocation de signifier le sacrifice intérieur de l’homme. Mais depuis que, par Jésus, ce sacrifice intérieur a été manifesté sur la Croix à toute l’humanité, les multiples sacrifices du Temple n’ont plus lieu d’être.

Ainsi :
- Avant le Christ, les sacrifices manifestaient l’incapacité de l’homme à pouvoir s’offrir totalement ; il fallait en quelque sorte que le sacrifice “contresigne” ce que la vie de l’homme ne suffisait pas à signifier.
- Après le Christ, les sacrifices n’ont plus rien à parapher : Jésus a fait de toute sa vie une offrande de Lui-même pour que les hommes aient la Vie Éternelle.

Désormais, le Christ Jésus nous a ouvert le chemin d’un sacrifice vivant par l’offrande de nos vies, par Lui, avec Lui et en Lui ; pour que nos frères et soeurs aient part avec nous à la Vie Éternelle.

En faisant de notre vie entière un culte spirituel au DIEU vivant (cf. Rm 12,1-2), nous témoignons de notre attente du retour glorieux de Jésus, retour dont nous parle précisément l’évangile.

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