[ Apprendre l'art de la prière
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
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    Apprendre l’art de la prière

Apprendre l’art de la prière


Source : www.prierenfamille.com

Homélie pour le 29e dimanche ordinaire, année C, par un moine de l’Abbaye Sainte Anne de Kergonan, à propos de l’évangile de la veuve importune : Lc 18, 1-8.

Mais où apprendre à prier ?
Le pape répond :
Dans votre communauté paroissiale, là où la messe vous unit chaque dimanche dans la communauté locale au Corps du Christ tout entier.
Car c’est au coeur de la communauté en prière que nous apprenons à prier, à prier sans cesse et sans nous décourager, selon les mots de notre évangile.

D’un côté, prier, c’est tout simple

Dieu est Père. Il connaît nos besoins.

Nous ne savons pas bien prier, mais l’Esprit nous a été donné et Il intercède pour nous et en nous.
Il prie pour nous. Il soutient nos expressions maladroites et nos élans trop courts.
En lui, notre prière atteint le coeur de Dieu.

Jésus ne requiert pas de nous la maîtrise d’une technique sophistiquée de méditation ou de contemplation.
Il nous invite à ouvrir notre coeur : c’est là qu’aura lieu la rencontre avec Dieu.

Il n’est pas difficile de prier. C’est même enfantin, à la portée des plus petits et des plus pauvres qui tendent à imiter la simplicité parfaite de la prière de Jésus, toute résumée en un seul mot qui contient tout : Abba ! Père ! (Rm 8, 15)

Mais d’un autre côté, la prière peut parfois sembler un art extraordinairement difficile
Elle peut être vécue comme un combat terrible.
Il semble que nous ne puissions que bien rarement atteindre cette prière pleine de confiance qui arrache du ciel les grâces dont nous avons un si grand besoin.
Telle demande, pourtant humble, sincère et persévérante, n’est pas exaucée.
Et moi, qui passe de longues heures en prière, je ne constate aucun progrès apparent dans ma vie chrétienne, je n’en suis pas plus saint ni à mes yeux ni aux yeux des autres.

Jésus le sait. La tentation du découragement peut souvent nous guetter.
C’est pourquoi il nous exhorte avec force. "Il faut toujours prier sans se décourager". (Lc 18, 1)
Il faut durer dans la prière.
Non pas que Dieu soit sourd ou bien lent. Il n’est pas ce juge inique qui fait la sourde oreille. Il n’a pas les lenteurs calculées d’une administration soupçonneuse.

Ce n’est donc pas de son côté que la persévérance est nécessaire, mais du nôtre.
Car la prière épouse les deux aspects du temps de l’homme.

Dans l’instant, mon coeur s’ouvre et j’atteins Dieu. La prière comme une flèche pénètre jusqu’à son but.

Dans la durée, mon coeur se dilate et j’apprends à demeurer.

Demeurer dans la prière...

...ce n’est pas passer de l’autre côté, être transporté jusqu’à établir sa demeure dans la durée infinie de Dieu. Nous l’aimerions, peut-être... Si besoin est, la vie de prière nous purifie de ce rêve.

Non, demeurer dans la prière, c’est apprendre à demeurer dans le désir, habiter le temps du désir qui est identiquement le temps de la foi.

Les longues heures et les longues années des grands priants ont peut-être pour origine une certaine disposition naturelle au recueillement et à l’habitation dans le coeur. Il existe ainsi des personnes, des peuples qu’on peut dire plus religieux que d’autres.

Mais le véritable secret, la force qui anime les vrais amis de la prière chrétienne, c’est d’abord et avant tout le don surnaturel de la foi. Un coeur qui persévère dans la prière avec Jésus et l’Église est avant tout un coeur où sont bien ancrées la certitude et la confiance de la foi.

Efficacité de la prière

La certitude qui sous-tend la prière est celle-là même que ne cesse de redire tout le Nouveau Testament à la suite de Jésus : la prière est efficace. "Priez et vous serez exaucé (Mc 11, 24), demandez et vous recevrez". (Jn 16, 24). La foi en cet enseignement du Christ nous fortifie et nous donne assurance.

Nous ignorons le comment de l’efficacité de la prière, mais nous ne doutons pas que la prière d’un coeur simple et droit soit toujours, absolument toujours, suivie d’un effet que Dieu connaît.
Avec Jésus, nous osons dire au coeur de nos demandes cette belle prière : "Père, je te rends grâce de m’avoir exaucé. Je savais bien que tu m’exauces toujours" (Jn 12, 41-42).

De là jaillit notre confiance. Par la foi, nous remettons tout ce que nous sommes, notre personne et tous nos intérêts, entre les mains d’un autre, entre les mains de Dieu, et nous ne nous inquiétons plus.

Durer sans se lasser dans la prière, c’est refaire sans cesse, avec amour, cet acte d’abandon.
"Seigneur, c’est toi le maître de ma vie ; fais de moi ce qu’il te plaira."
Ainsi nous apprenons peu à peu à laisser Dieu être Dieu, c’est-à-dire à laisser Dieu être Père dans le concret de notre existence personnelle comme dans les grands enjeux de la vie de l’Église et du monde.

Quand il reviendra, le Fils de l’homme trouvera la prière sur la terre...

...car le coeur inquiet des hommes finit toujours par retrouver le chemin d’une supplique qui monte vers le ciel. Et certes, Il ne la méprisera pas.
Mais ce qu’il recherchera comme une perle rare, c’est la prière véritable, la prière vraiment chrétienne, celle qui jaillit d’un coeur habité par la certitude éclairée et la confiance aveugle de la foi.

Telle est aussi la prière que nous cherchons tandis que nous durons sans nous lasser dans la prière.
Notre prière prolongée, notre vie dans la prière, notre vie de prière appellent le don de la prière.

Et nos coeurs redisent en silence :
"Donne-nous, Père, la prière de ton Fils unique, la prière de Jésus au souffle de l’Esprit !"

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