[ Bon choix Madame, bon choix Mademoiselle, bon choix Monsieur
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
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Bon choix Madame, bon choix Mademoiselle, bon choix Monsieur

Livre de la Sagesse 7,7-11
« J’ai supplié, et l’esprit de la Sagesse est venu en moi. Tous les biens me sont venus avec elle et, par ses mains, une richesse incalculable. »

Psaume 90(89),12-13.14-15.16-17
« Apprends-nous la vraie mesure de nos jours »

Lettre aux Hébreux 4,12-13
« Elle est vivante, la parole de Dieu ; elle va jusqu’au point de partage de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles »

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,17-30
« va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ; alors tu auras un trésor au ciel. Puis viens, suis-moi. »

- lire l’intégralité des textes de ce dimanche




La liturgie de ce dimanche est claire : elle nous rappelle à nous remettre devant les choix fondamentaux de notre existence, à savoir les choix qui lui donnent du sens.

Le livre de la Sagesse est le livre le plus tardif de l’Ancien Testament. Il n’a pas été écrit plus de 50 ans avant la naissance du Christ, et sans doute est-il originaire de la diaspora d’Alexandrie. Ce livre exsude, pour ainsi dire, tout ce que la Bible, à travers ses récits, ses figures, ses prières, a su retirer comme leçons de l’histoire traversée avec son SEIGNEUR. Or le ch. 7 livre un des trésors majeurs de ce livre : la première chose à demander à DIEU n’est ni la santé, ni la bénédiction, ni la richesse pour soi ou pour nos proches, mais la sagesse, l’esprit de sagesse.

Voilà sans doute la marque des véritables esprits religieux ; la marque de ceux qui ont saisi l’importance et la place première du Sacré dans leur vie. Dit autrement, la marque de ceux qui cherchent le sens de leur existence.

Pour ceux que cette question intéresse, je vous renvoie à la vidéo traitant le sujet :

Le réflexe païen primaire est celui de la "survie" : il s’agit de tout faire pour survivre, pour “s’en sortir”. Et pour cela, devant la résistance apparente des éléments hostiles, de les amadouer afin qu’ils servent nos projets. Alors on va leur offrir un cierge, faire fumer un bâton d’encens, offrir un sacrifice pour manifester un semblant d’attention, mais surtout pour attirer en notre faveur les pouvoirs supposés des divinités ou des ancêtres qui sont censés posséder des pouvoirs pour conjurer les “mauvais sorts” ; ou aujourd’hui pour recevoir de leur part le “bien être” ou la reconnaissance qui nous semblent nous être dus. En cela, ce réflexe est une perversion de la démarche profondément religieuse ; une perversion du sens du Sacré qui touche toutes les religions du monde, depuis le bouddhisme jusqu’au judéo-christianisme. Cette perversion consiste à ne voir dans la démarche religieuse qu’une technique pour amadouer les forces qui nous dépassent ; une fonctionnarisation du culte et de la prière. On va alors faire des “stages” pour apprendre des recettes à appliquer machinalement. Or telle n’est pas le chemin de la sagesse.

Le jeune homme de l’évangile le sent bien. Pour obtenir la Vie éternelle, il a accompli le “processus” des 10 commandements. Mais il sent qu’il faut quelque chose de plus. Aujourd’hui, nous dirions que nous vivons des “valeurs”, mais il manque encore quelque chose. Ce quelque chose est en réalité quelqu’un : « Une seule chose te manque : suis-moi ! » Pour grandir, nous avons besoin de suivre quelqu’un, et particulier de suivre le Christ. Ce que la Tradition la plus ancienne de l’Église appelle en latin : la sequela Christi. Or pour cela, il faut renoncer absolument à tout ce qui nous retient sur place, en particulier l’argent et les biens dans lesquels nous nous pétrifions. L’enjeu ? Retrouver ce que nous avons abandonné, mais transformé, transfiguré ; non plus des réalités, des biens ou des relations sur lesquels nous exerçons notre mainmise, mais que nous recevons comme un cadeau, comme une grâce sur laquelle nous avons à veiller.

Dès lors, tout est une question de choix, que nul ne peut faire à notre place. Je peux choisir, comme le jeune homme riche, de refuser de suivre le Christ parce que j’ai de grands biens extérieurs auxquels je n’ai pas la force de renoncer : ils sont ma marque de fabrique, le support de mon identité, ma raison d’être, que sais-je ? Je peux choisir à l’inverse de suivre le Christ ; abandonner pour ça mes « grands biens » pour devenir capable, par le Christ, de regarder en face l’essentiel, la Vie dans son mystère, et découvrir la véritable richesse qui m’anime à l’intérieur de moi-même. Lorsqu’un homme / une femme rayonne de son attachement au Christ, jamais il ne laisse indifférent. On se sent auprès de lui / d’elle comme un frère, une sœur, un fils, une fille, etc. Surgit en nous le désir de suivre le même chemin, de suivre le même Christ ; recevoir par Lui le même Père et, du coeur de cet attachement, recevoir au centuple frères, sœurs, mères, fils, filles, etc.

Quant aux persécutions, elles sont de la même nature que la Passion du Christ et sont relatées dans l’Apocalypse. Et de la même manière que le Christ ressuscite victorieux, ceux qui s’attachent à Lui savent que le victoire est déjà acquise, ce qui leur permet, non de pavoiser en ce monde, mais de s’attacher toujours plus à la Sagesse — c’est-à-dire au Christ Jésus — qu’à l’argent et entraîner à Sa suite tous ceux auprès de qui la Providence les aura rendus :


« Voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. Et ils s’écriaient d’une voix forte : “Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau !” Tous les anges se tenaient debout autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants ; se jetant devant le Trône, face contre terre, ils se prosternèrent devant Dieu. Et ils disaient : “Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen !”

Tous ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire. Celui qui siège sur le Trône établira sa demeure chez eux. Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, ni le soleil ni la chaleur ne les accablera, puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »

Je nous souhaite le bon choix !

Avec mon affection fraternelle,
Père Alain


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