[ Cherchez la face de DIEU !
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
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Cherchez la face de DIEU !

Homélie du 7e dimanche de Pâques (Premières communions à Touches) (05 juin 2011)

• Livre des Actes des Apôtres 1,12-14
« Après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel,
les apôtres retournèrent à Jérusalem.
D’un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière »

• Psaume 27(26),1.4abcd.7-8
« Mon cœur m’a redit ta parole :
“Cherchez ma face !” »

• Première lettre de saint Pierre Apôtre 4,13-16
« puisque vous communiez aux souffrances du Christ,
réjouissez-vous »

• Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,1-11a
« La vie éternelle, c’est de te connaître,
toi, le seul Dieu, le vrai Dieu,
et de connaître celui que tu as envoyé,
Jésus Christ. »

- lire l’intégralité des textes de ce jour



Après avoir vu Jésus s’en aller vers le ciel,
les apôtres retournèrent à Jérusalem.
D’un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière

Voilà donc, après l’Ascension, les apôtres qui retournent à Jérusalem et qui se plongent dans la prière communautaire : le chant des psaumes, la lecture de la Parole de Dieu... Les Actes précisent un peu avant qu’ils sont dans une joie immense, alors même que leur maître est parti. Pour comprendre cette joie, aller relire l’homélie du jour de l’Ascension.

Ce qui nous importe aujourd’hui, c’est qu’ils plongent dans la prière. Un bon rappel pour nous qui négligeons tellement cet aspect pourtant essentiel de toute vie spirituelle.

Vous faites aujourd’hui votre première communion. Les apôtres vous redisent que, si vous voulez vivre en chrétiens, il ne faut pas négliger la prière communautaire, et notamment la messe du dimanche (pas seulement, mais au moins ça). Je sais bien que vous aurez des tonnes de raisons de ne pas venir : "j’y comprends rien", "j’ai un match de foot", "j’ai sommeil", etc. etc. Et face à ces arguments, le Seigneur ne peut rien... Vous mettez votre Dieu en échec... mais surtout, vous vous mettez en situation de ne plus pouvoir le reconnaître ni entendre sa voix dans votre vie, et ça, c’est beaucoup plus ennuyeux pour vous...

Parce qu’il faut s’exercer à écouter le Seigneur. Il ne vous parlera jamais “en direct”, parce que ce n’est pas sa manière de faire. Croyez-moi ! Dieu parle à travers l’Église, non seulement pour chacun d’entre nous, mais aussi pour le monde entier ! Le pape Benoît XVI, ici, joue un rôle essentiel !

* *
Mon cœur m’a redit ta parole :
“Cherchez ma face !

Pour trouver le Seigneur, il faut le chercher... Gros problème aujourd’hui : on veut tout trouver sans jamais chercher... Parce que chercher, cela s’apprend. À l’école, mais aussi en famille. Si je vois mon papa et ma maman qui cherchent, s’interrogent, scrutent non pas seulement les infos de la télévision, mais la Bible, prient, parlent entre eux de questions essentielles touchant la vie, la mort, le bonheur, le malheur... Alors à mon tour je me mettrai à chercher.

C’est là quelque chose de symptomatique : chaque fois que j’ai une famille dont les parents cherchent, les enfants prennent le goût de chercher à leur tour.

Donc : « Cherchez le Seigneur, car Il se laisse trouver ! » C’est le prophète Isaïe qui dit cela [1]

* *
Puisque vous communiez aux souffrances du Christ,
réjouissez-vous !

Bizarre, non ? Les chrétiens seraient-ils des “masos” ? Il faut lire la suite : « Si l’on fait souffrir l’un de vous, que ce ne soit pas comme meurtrier, voleur, malfaiteur, ou comme dénonciateur, mais comme un chrétien qui n’a pas honte de rendre gloire à Dieu ! »

Dans le monde, il y a des combats, et donc des souffrances. Donc, si vous recherchez uniquement le bien-être, l’absence de vagues dans votre vie, c’est facile : il suffit de passer son temps à la pèche ou devant Internet, ou devant la télévision. Vraiment, rien de plus simple : « Pour vivre heureux, vivons cachés ! », comme disait le grillon de J.-P. de Florian. No risk ! comme on dit aujourd’hui... Sauf qu’il y a un autre proverbe qui dit : « À vivre sans péril, on triomphe sans gloire... »

On est aussi fait pour être aimé, pour être reconnu, pour valoir quelque chose aux yeux des autres. On se cache souvent la chose, en fanfaronnant, en disant que si le monde ne tourne pas rond, c’est de la faute des autres... Eh oui... Et pour cela, il faut prendre des risques. Il faut s’engager. Il faut faire des choix, c’est-à-dire être libre. Être libre, ce n’est pas “faire ce que je veux, quand je veux, avec qui je veux, si je veux et quand je veux”. Ça, c’est la licence , et c’est la paresse . La paresse n’est pas “ne rien faire”, mais “ne faire que ce qui me fait plaisir”. Ce qui est terrible, c’est qu’on vous fait croire que c’est cela la liberté !....

Non, être libre, c’est s’engager. Et s’engager, c’est être prêt à souffrir, c’est-à-dire à donner sa vie pour ce à quoi l’on croit, pour ceux en qui l’on croit, pour la vérité, pour la vie. Le paradoxe, c’est que c’est le seul chemin du bonheur. Comme l’a écrit Thomas d’Asembourg : « Être heureux, ce n’est pas nécessairement confortable. ». Car quand on s’engage, on éprouve qui l’on est. Et quand on éprouve qui l’on est, on trouve la joie et le bonheur.

Le Christ s’est engagé pour nous. Il a livré sa vie pour nous. Il a souffert pour nous. Et le paradoxe, c’est qu’il nous a ouvert ainsi le chemin du bonheur. Chercher le Christ, c’est trouver Dieu. Et trouver Dieu, dans le risque de la vie qui s’engage librement, c’est trouver le bonheur.

Alors, oui ! Allez à la pèche, détendez-vous, ce n’est pas interdit, au contraire. Mais le jour où la pèche, la chasse ou le lit vous feront dire que vous n’avez pas besoin d’aller à la messe le dimanche, ou que vous n’avez pas besoin de l’Esprit Saint, méfiez-vous ! Cela voudra dire que votre vie est devenue esclave du bien-être.

* *
La vie éternelle, c’est de te connaître,
toi, le seul Dieu, le vrai Dieu,
et de connaître celui que tu as envoyé,
Jésus Christ

Vous faite aujourd’hui votre première communion. Faites de ce moment le signe de votre liberté. À 8 ans, cela peut paraître prétentieux de dire cela, mais vos parents peuvent l’entendre et vous aider à aller jusqu’au bout de votre engagement.

Parce ce qui est en jeu, c’est votre éternité de vie ! Quand vous mourrez, dire au Seigneur : « — Tu sais, je n’ai rien fait de mal dans ma vie ! » ne suffira pas ! D’une part, ce sera faux ; et d’autre part, le Seigneur vous répondra :
« — D’accord, admettons. Mais qu’est-ce que tu as fait de bien ? Quelle personne tu as remise debout ? Pour qui t’es-tu engagé ? Je t’ai donné la liberté, qu’en as-tu fait ? » ;
« — Ben, j’ai été librement à la pèche ! »... Là, ça va chauffer, j’aime autant vous le dire !

La vie éternelle, c’est de connaître le Christ. Et pour connaître quelqu’un, il faut chercher à le connaître. C’est vrai pour Dieu, c’est vrai pour tout homme et toute femme. C’est pour cela que nous avons besoin de nos frères et sœurs, de l’Église, parce que nous sommes tous en recherche de Dieu !

Pour cela, nous avons besoin de l’Esprit Saint. La Pentecôte, que nous allons fêter dimanche prochain, c’est l’anniversaire du moment où les hommes ont commencé à se mettre véritablement à suivre le Christ pour chercher Dieu et le trouver. Ils ont découvert la vraie joie, le vrai bonheur, et ils ont donné leur vie pour cela à la suite du Christ, pour leurs frères.

Ils n’ont pas pris les armes. Ils n’ont pas conquis le monde par la force. Ils ont témoigné que le Christ en eux était Celui par qui ils avaient trouvé Dieu comme leur Père. Non pas pour rester cloîtrés entre eux, mais pour féconder le monde par l’amour vrai, l’amour qui n’est pas un sentiment mais un engagement.

Tâchez maintenant de vous mettre en recherche. Personne ne pourra le faire à votre place. Vos parents ont la responsabilité de vous précéder sur ce chemin, et l’Église a pour mission de vous transmettre la force d’avancer. Elle le fait avec les moyens que le Seigneur nous a laissés : l’eucharistie où Il nous dit qu’il livre sa vie pour nous, en signe que nous avons un prix infini à ses yeux et qu’Il nous ouvre le chemin de la Vie éternelle où Dieu s’est engagé pour nous, où Dieu vient en nous pour nous accueillir en lui. Pour nous diviniser...

Gardez toujours la foi et l’espérance dans l’amour

Avec mon affection fraternelle,

+ Père Alain

Notes

[1Is 55,6

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