[ DIEU crée l'homme conjugal
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
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DIEU crée l’homme conjugal

27e dimanche du Temps Ordinaire de l’année B

« Il n’est pas bon que l’homme soit seul. » Gn 2, 18-24


« il était normal qu’il mène à sa perfection, par la souffrance, celui qui est à l’origine du salut de tous. » Hb 2, 9-11


« Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas. » Mc 10, 2-16



Gn 2,18-24
DIEU veut les couples heureux

Rappelons que ce texte n’est pas là pour nous dire ce qui s’est “scientifiquement” passé au moment de la Création ! Il est la réflexion d’hommes et de femmes qui, au fil de l’histoire sainte, ont perçu la vocation unique de l’amour humain dans le plan de DIEU. Et cela dès les commencements.

Quand Dieu crée l’homme, ce n’est pas comme un “pion”. Il veut son bonheur. Et pour cela, Il le crée conjugal : « Homme et femme DIEU les créa », dit Gn 1,24.

La femme et l’homme sont des « vis-à-vis » ; ils sont créés ainsi.
Si DIEU endort Adam (l’homme) pour créer Ève, c’est pour lui signifier qu’elle est un mystère pour lui, et qu’elle doit le demeurer. Non pas ce qu’Adam ne saurait comprendre (il y a trop de mauvaises blagues aujourd’hui sur l’incompréhension de l’homme et de la femme), mais ce qu’Adam n’aura jamais fini de comprendre, de découvrir de sa femme. Et inversement. Ainsi, Adam ne “prend” pas femme : il la reçoit comme son égale.

C’est parce qu’elle lui est présentée comme un cadeau répondant au désir le plus profond de son cœur que l’homme explose de joie : « Voici la chair de ma chair ! l’os de mes os ! ».
Oui : DIEU veut le couple heureux !

Suite de quoi DIEU commence une préparation au mariage, courte mais profonde : « L’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme et tous deux ne feront plus qu’une seule chair. » Il ne s’agit pas ici de domination, mais de fidélité : l’attachement non comme une corvée, mais comme une cordée, pour mieux franchir les montagnes. Quand on franchit ensemble les épreuves, l’unité grandit, l’amitié grandit.

* *
DIEU veut les familles heureuses

Quand l’unité du couple grandit, naît la famille.

Certes, la barre est haute. Les disciples l’ont bien compris lorsqu’ils répondent à Jésus : « S’il en est ainsi, autant ne pas se marier ! » (Mt 19,10).
Le Christ répond : « Biens sûr que si !!! Car la famille reste un lieu de bonheur :

  • Les enfants ont besoin de la famille :
    • grandir entre un père et une mère qui s’aiment
    • recevoir de amamn la tendresse nécessaire
    • apprendre par papa à ne pas mettre la main sur cette tendresse…
  • Les ados ont besoin de la famille :
    • pour sortir du nid où ils s’incrustent ! Pour cela, le père est indispensable.
  • Les conjoints ont besoin de la famille :
    • Lieu où chacun peut être lui-même ; enlever son masque sans crainte d’être jugé ; être reconnu comme unique, singulier.
  • DIEU a besoin de la famille :
    • Jésus naît et grandit dans une famille.
    • C’est dans une famille que je découvre que DIEU est famille ; qu’Il est Trinité.
    • C’est dans le couple que rayonne le signe des Noces de l’Agneau.

Mc 10, 2-16
Fidélité et Service de la vie

L’Évangile de ce dimanche nous montre à quelle condition la famille ébranlée du monde moderne retrouvera sa grandeur.

Deux valeurs clef pour cela : la Fidélité et le Service de la vie.

La Fidélité = « Ce que DIEU a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »
Aujourd’hui, on reproche à l’Église catholique d’être inhumaine en n’autorisant pas le mariage des divorcés. mais pourquoi s’en prendre à l’Église ?

C’est au Christ qu’il faut s’en prendre, ici, non à l’Église ! Et sans trafiquer les textes !!!

La Fidélité est le pivot central du bonheur du couple.
Avant d’être la volonté du Christ, la fidélité est d’abord le vœu le plus profond de l’amour humain.

C’est l’Amour qui dit « Toujours », et le Christ ne fait que le rappeler !

Quand deux personnes s’aiment vraiment, elles ne peuvent désirer qu’une seule chose : que ça dure !

L’amour craint le temps, et pourtant il en a besoin pour se déployer. Pour aimer pleinement son conjoint, il faut toute une vie. La personne étant un mystère infini, on n’a jamais fini de la découvrir. La personne de mon conjoint est telle que je n’ai jamais fini de m’éverveiller devant elle.

Le Service de la vie

L’enfant est avant tout une richesse.

La raréfaction des enfants est la misère annoncée du monde moderne

Procréation, mais aussi éducation par la famille.
L’école ne peut pas éduquer l’enfant à l’amour. Cela revient à la famille. L’amour seul – celui qui rayonne des parents sur leurs enfants – est au service de la vie.


He 2,9-11
L’offrande au Père de nos souffrances, par le Christ

Tout cela n’est pas facile, certes.
Mais demandons-nous : Qu’est-ce qui n’est pas facile ?

• Ce qui n’est pas facile, c’est que nous comptons trop sur nos propres forces ; nous avons tellement honte de nos faiblesses que nous tentons de les faire passer pour la norme. Et nous oublions la grâce !

• Ce qui n’est pas facile, c’est de renoncer à soi-même pour l’autre, ce qui est le propre de l’amour.
Ce n’est pas facile pour nous parce que nous ne nous appuyons pas assez sur Celui qui, par ses souffrances, est à l’origine du salut de tous, c’est-à-dire :

    • de notre salut personnel,
    • du salut de notre conjoint,
    • du salut de nos enfants.

Mais prenons le temps de regarder Jésus !

Jésus est celui qui, en tant qu’époux, renonce à lui-même pour se faire pauvre, c’est-à-dire se mettre sous la dépendance de tous.
Dans cette pauvreté, choisie, Jésus nous manifeste qu’il nous aime, et ce qu’aimer en vérité veut dire
(cf. >>> article : Bienheureux les pauvres).
Et nous, par notre péché, nous le trahissons. Le péché est essentiellement une trahison meurtrière. Nous savons tous qu’il n’y a pas de pire souffrance que celle provoquée par la trahison de notre meilleur ami.

Le seul moyen de vivre l’insupportable, c’est l’offrande au Père.
L’amour du Père est l’amour qui relève, qui ressuscite son fils prisonnier des impasses de la mort.

Cette offrande seule, à laquelle l’Eucharistie nous associe, permet de garder le regard pur de l’époux sur son épouse :
- dans le regard du Christ en Croix, Marie est l’épouse sans tache, immaculée (cf. Eph 5,24-25).
- Dans le regard du Christ en Croix, Jean devient fils de Marie.
- Dans le regard du Christ en Croix sur nous, nous sommes adoptés par le Père pour recevoir de Lui la sanctification de notre salut. Pour conserver cette sanctification, Il nous confie à sa Mère.

Oui : « C’est par ses souffrances que nous sommes guéris », dit saint Pierre. Par lui, nous nous offrons au Père qui nous relève pour nous donner d’aimer comme le Christ nous a aimés ; pour nous donner d’aimer fidèlement et de nous mettre au service de la vie.

C’est tout cela que représente, en ce dimanche, l’Eucharistie que nous allons célébrer.


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