[ Demander la sagesse pour trouver le Royaume de DIEU
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
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Demander la sagesse pour trouver le Royaume de DIEU

• Premier livre des Rois 3,5.7-12
« Donne à ton serviteur un cœur attentif
pour qu’il sache gouverner ton peuple
et discerner le bien et le mal. »

• 119(118),57.72.76-77.127-128.129-130
« Mon bonheur, c’est la loi de ta bouche,
plus qu’un monceau d’or ou d’argent. »

• Lettre de saint Paul Apôtre
aux Romains 8,28-30
« Quand les hommes aiment Dieu,
lui-même fait tout contribuer à leur bien,
puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour. »


• Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,44-52
« Le Royaume des cieux est comparable
à un trésor caché dans un champ ;
à un négociant qui recherche des perles fines
à un filet qu’on jette dans la mer,
et qui ramène toutes sortes de poissons. »



- lire l’intégralité des textes de ce jour



Donne à ton serviteur un cœur attentif
pour qu’il sache gouverner ton peuple
et discerner le bien et le mal


Quelle belle prière de Salomon, n’est-ce pas ? Elle pourrait être la nôtre à tous... Seulement voilà : attention ! Nous ne sommes pas dans un dessin animé de Walt Disney ! Nous ne lisons pas le conte de la Belle au Bois Dormant ! La Sagesse de Dieu n’est pas donnée comme une fée qui mettrait un bon sort au bébé qui vient de naître !

Demander la Sagesse est une chose ; la recevoir pour en vivre en est une autre !
Trop facile en effet de considérer qu’il faille simplement manifester de la sincérité pour obtenir de DIEU des bienfaits qui s’épanouiraient comme une rose. Encore une fois, la sagesse de DIEU, la vraie, s’éprouve dans la chair. Elle bouscule, met à l’épreuve, soumet à la tentation pour pousser l’âme dans les retranchements de sa véritable volonté. Et là, Salomon n’ira pas loin...

Car ce roi, dans le fond, a été trop gâté par son père. Tout lui est toujours tombé tout cuit dans le bec, alors comment voulez-vous forger une volonté vraie avec de tels procédés d’éducation ? Salomon sera certes un roi fastueux, mais aux détriments du peuple qu’il pressera comme un citron. Oh, il aura toutes les bonnes excuses du monde : construire le Temple de DIEU, c’est une sacré gageure ! Mais l’a-t-il seulement construit pour DIEU ? On peut se le demander... Le Temple de Jérusalem, si splendide qu’il soit, sera toujours ambigu. Car il ne saurait pas être une fin en soi.

Lorsque les apôtres, venant pour la première fois à Jérusalem avec le Maître s’extasieront devant la magnificence du Temple aménagé par Hérode, Jésus leur dira : "Détruisez ce Temple, et en trois jours, je le rebâtirai !".

Attention à l’argent ! Vous ne pouvez pas avoir deux maîtres, rappelle Jésus. Et Salomon est tombé dans le piège... Le ch. 11 du même livre dira comment il a multiplié les temples idolâtres, comment il a mené des guerres, tout cela pour sa renommée, pour du clinquant, pour du vent.

Il aurait dû méditer plus longuement le Ps. 119. Le bonheur, c’est la Loi du Seigneur, plus qu’une montagne d’or ou d’argent ! Il a encore une fois sacrifié le bonheur au bien-être... Comme quoi la chose ne date pas d’hier...

Quand les hommes aiment Dieu,
lui-même fait tout contribuer à leur bien,
puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour

La Sagesse, c’est aimer DIEU plus que l’argent. C’est assez simple. Mais allons toujours plus précisément : c’est aimer le bonheur plus que le bien-être. Là, c’est plus dur, parce que ça devient concret, et que c’est sur ce concret que DIEU va faire tout concourir au bien de ceux qu’Il aime : il leur retire le bien-être... Wouaille !

Que voulez-vous ? Si ma vie est mesurée au bien-être, il est sûr que la maladie, la mort, l’infortune seront insupportables. Et faire de l’argent un signe de la bénédiction de DIEU à la manière d’une certaine théologie protestante, c’est de la théologie de petit-bourgeois égoïste !

Parce que vivre de la Sagesse, vivre du Saint-Esprit, vivre en aimant DIEU, c’est offrir à DIEU notre bien-être pour qu’il nous le retire comme une écharde dans la peau. Et ultimement, à la mort, tout le bien-être disparaît. Que reste-t-il, si je n’ai pas travaillé le bonheur dans ma vie ? Ce bonheur par lequel j’ai tout offert pour que les autres aient la vie ?

Contribuer à notre bien, pour DIEU, c’est nous faire prendre son chemin, qui est celui de la croix. Pour que nous prenions sur nos épaules son joug à lui, c’est-à-dire son souci premier : le salut des hommes.

Aimer DIEU, vivre de la sagesse, c’est procéder à un échange de croix : Jésus prend notre croix sur Lui, et nous confie la sienne. Si Jésus est un ami, la sagesse consiste à Lui confier les soucis de ma vie, et Lui s’en charge. Mais une fois cela fait, la sagesse consiste à nous charger du souci de Jésus ! Quel est-il ? Que tous les hommes soient sauvés. Comme une hantise qui a habité tous les saints. Et c’est là que l’on comprend que DIEU fait tout contribuer au bien de ceux qui l’aiment. Pas à leur bien-être, mais à leur bonheur, qui est d’être hanté par le salut du monde. Et là, il y a des chances pour que nous découvrions le sens du Royaume.

Le Royaume des cieux est comparable
à un trésor caché dans un champ ;
à un négociant qui recherche des perles fines
à un filet qu’on jette dans la mer,
et qui ramène toutes sortes de poissons

Le trésor en question, c’est la croix du Christ. Encore une fois, ce n’est pas le bien-être, mais la découverte de ce souci de DIEU qui est de sauver tous les hommes.

C’est un trésor, une perle fine pour qui on est capable de tout vendre ; c’est un filet qu’on lance pour partir à la recherche des hommes et des femmes qui ont besoin d’entendre parler de Jésus pour enfin arrêter de vivre en amateur et d’avoir quelqu’un à suivre pour apprendre de lui ce qu’aimer veut dire.

Et c’est ainsi que le scribe, c’est-à-dire celui qui est versé dans l’Écriture, tire de son trésor du neuf et de l’ancien : tout est transformé et peut enfin aller au but : le salut du monde ! L’Ancien Testament ouvre sur un Nouveau Testament, non pas pour disparaître, mais pour ouvrir le cœur de l’homme au souci de DIEU.

Ce souci qui va maintenant s’inscrire dans la chair eucharistique du Christ, c’est-a-dire dans ce pain qui porte la vérité de la Parole de DIEU et qui nous relie charnellement à la croix pour nous envoyer travailler au salut du monde à la suite de Jésus.

Exercice de la semaine : dans notre prière, prendre la croix du Christ. Vous verrez, cela nous fera plein de bien, c’est-à-dire nous donnera plein de bonheur.

Avec toute mon affection fraternelle,

+ Père Alain


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