[ La date de Noël
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
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La date de Noël

On dit souvent que la fête de Noël a remplacé celle du Sol Invictus de Rome. Une espèce de "récupération", en somme... Or il n’en est rien.

La date du 25 décembre est indépendante de toutes les fêtes païennes célébrées autour du solstice d’hiver...



La tradition syriaque des premiers siècles de l’Église

Dès l’origine de l’Église, une tradition syriaque commémoraient la mort du Christ le 25 mars qui correspondait au 15 Nisan du calendrier juif, date de la crucifixion.

Une tradition juive
Or un vieux principe issu de la tradition juive enseignait que les grands hommes, tel Abraham par exemple, ne pouvaient avoir vécu qu’un nombre entier d’années.

Ainsi, étant mort un 25 mars, Jésus pour sa part ne pouvait donc être né qu’un 25 mars. On ne sait pas très bien pourquoi, mais rapidement, ce n’est pas sa naissance, mais sa conception qui a été fêtée ce jour-là de préférence à sa naissance qui, elle, fut reportée neuf mois plus tard : le 25 décembre. L’origine première de cette date est donc en référence directe avec Pâques.

* *
Peu à peu, Noël se répand dans toute l’Église

Cette fête s’est alors répandue à partir du IVe siècle, et l’on sait avec certitude que vers l’an 330, on fêtait Noël à Rome le 25 décembre. Cela tombait bien, parce que pour ce même jour, l’empereur Aurélien avait, depuis 274, d’institué la fête païenne du Sol invictus, du Soleil Invaincu au moment où la lumière commence à reprendre le pas sur la nuit à l’occasion du solstice d’hiver.

Ainsi, fêter Noël ce jour précis était l’occasion pour les Chrétiens de présenter le Christ comme le véritable Soleil Invaincu , et de répondre ainsi au nouveau culte impérial, à l’appui du prophète Malachie qui proclamait :« Pour vous qui craignez le Nom du Seigneur, le Soleil de Justice se lèvera, apportant la guérison dans son rayonnement » (Ml 3,20) Ce texte était très populaire chez les Chrétiens qui lui associaient le Christ.

* *
Le sens d’une fête universelle

Dès le Ve siècle, la fête de Noël fut adoptée tant en Occident qu’en Orient pour enseigner que l’enfant Jésus né ce jour-là était vraiment Dieu et vraiment homme tout à la fois ; non pas “moitié Dieu” et “moitié homme”, mais, pour ainsi dire, « 100% Dieu et 100% homme », de sorte que désormais, en Lui, tout ce qui touche l’homme touche immédiatement Dieu, et inversement.

Bouleversant message porté par la foi chrétienne, qui trouvera son dénouement paradoxal dans le Mystère Pascal de la Mort et de la Résurrection du Christ.


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