[ Mais qui est Jésus ? (I)
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
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Mais qui est Jésus ? (I)

On a vraiment l’impression aujourd’hui que pour croire encore que Jésus soit DIEU, il faut vraiment être aveugle, imbécile ou fondamentaliste... Pourtant, croire en Jésus n’est peut-être pas si déraisonnable que certains le pensent...

- IIe partie



Croire ou savoir, faut-il choisir ?

On a tendance à penser un peu rapidement que la “croyance” sert à ceux qui ne “savent” pas. Un palliatif, en quelque sorte, pour ignorants. Car chacun sait que lorsqu’on a la science, la foi n’est plus utile ! Ah bon ?????

Réfléchissons : il existe au moins une chose que tout le monde sait, et auquel peu croient... c’est la mort ! Nous savons tous en effet que nous allons mourir, mais dans le fond, nous vivons sans y croire. Sauf lorsque la mort se rappelle à notre souvenir...

=> Donc n’allons pas trop vite tracer des frontières entre le croire et le savoir.

— — —

D’autre part, il est incontestable que la foi chrétienne n’est pas "rationnelle", au sens où ses principes n’émanent pas des données matérielles, objets de l’analyse scientifique. Pourtant, si elle n’est pas “rationnelle”, n’en déduisons pas que la foi n’est pas « raisonnable » ! Il peut être déraisonnable de refuser de croire, et il peut être infiniment raisonnable d’avoir la foi...
On le juge aux fruits : pratique généreuse de l’amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, humilité et maîtrise de soi.

Bien sûr, il y a des hommes de foi déraisonnables, qui tombent dans la violence, le fanatisme, etc. Mais il en va strictement de même pour les hommes de science qui, du haut de leur "rationalité", n’encourent pas moins le risque d’être tout aussi violents et fanatiques. Ne réservons donc pas la violence et le fanatisme aux seules religions.

=> Gageons donc que l’on peut être à la fois :
- homme de science rationnel quant aux fondements de la connaissance scientifique, et raisonnable ;
- homme de foi, non rationnel quant aux fondements de la connaissance de foi, et néanmoins raisonnable.

Reste que la foi n’est pas non plus totalement irrationnelle... elle a ses propres fondements, certes, mais elle conduit aussi à une analyse très rationnelle de la création et de la vie de l’homme.
(Voir ici la réflexion de Benoît XVI sur l’harmonie entre science et foi)

* *
Croire en Jésus Christ
= un itinéraire spirituel

La connaissance de Jésus, vrai homme et vrai DIEU n’est pas apparue d’emblée.
Lorsqu’ils suivent Jésus, les apôtres n’on pas conscience de la divinité de l’homme qu’ils accompagnent. Pour eux, Jésus est un leader charismatique, venu pour libérer Israël du joug romain. En ce sens, ils reconnaissent en lui le Messie annoncé par les prophètes, mais un Messie politique, rien de plus.

Quels sont les événements qui vont leur suggérer que Jésus n’est pas simplement un homme, mais aussi DIEU en Personne ? L’expérience de sa mort et de sa résurrection.

Il ne s’agit pas ici de “rationalité”, de “raisonnement” ou d’une “révélation divine immédiate”. Dans le premier cas, cela voudrait dire que les apôtres ont conclu la divinité du Christ par un raisonnement humain ; dans le second, cela voudrait dire qu’une espèce de voix divine leur aurait annoncé du ciel une “vérité” qu’ils auraient été chargés de divulguer.
La foi chrétienne, et donc la naissance de l’Église, ne procèdent ni de l’un, ni de l’autre.

Il s’agit en fait d’un itinéraire spirituel.
- Itinéraire : parce qu’il faut saisir la dynamique qui anime cette découverte de foi ; une foi qui ne s’observe pas de l’extérieur, qui ne se laisse pas mettre en équation, mais qui procède d’un mouvement que je ne peux percevoir que de l’intérieur.
- spirituel : au sens c’est d’une entrée dans la vie qu’il est question, et que la vie, pour corporelle qu’elle soit, est d’abord et avant tout une question d’esprit, d’âme.

Cet itinéraire est formulé à plusieurs reprises dans une petite phrase qu’on a souvent du mal à comprendre :

« Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé » (Mt 23,12 ; Lc 14,11 ; 18,14)

L’homme remis à son seul raisonnement ne cherche qu’à s’élever, en termes de pouvoir. Suivant Jésus, les apôtres voyaient en lui une occasion superbe de s’élever socialement.
Pour preuve cette demande des fils de Zébédée : « Accorde-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. » (Mc 10,37).
De même, lorsque Pierre entend Jésus dire : « qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup de la part des anciens, des chefs des prêtres et des scribes, être tué, et le troisième jour ressusciter », Pierre tente de l’en dissuader, mais s’entend violemment être dénoncé par cette phrase terrible : « Passe derrière moi, Satan ! » (Mt 17,21-23).

L’itinéraire que prend cet homme, Jésus, n’est donc pas celui des puissants : il s’abaisse. Il faut relire ici le passage du lavement des pieds :
« Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table. Il leur dit alors : “Comprenez-vous ce que je viens de faire ? Vous m’appelez ‘Maître’ et ‘Seigneur’, et vous avez raison, car vraiment je le suis.
Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. Amen, amen, je vous le dis : le serviteur n’est pas plus grand que son maître, le messager n’est pas plus grand que celui qui l’envoie. Si vous savez cela, heureux êtes-vous, pourvu que vous le mettiez en pratique. »
(Jn 13,12-17)

Et parce qu’il s’est abaissé, jusqu’au bout et en toute chose, DIEU l’a relevé. Il l’a relevé d’entre les morts, ce que traduit le mot résurrection.

‘Résurrection’ vient du grec ‘egeirô’ qui veut dire ‘réveiller’, ‘relever’.
En latin ‘surgo, surrectum’, d’où le fraçais : ‘résurrection’
.

- Tout est là : à quoi reconnaît-on la grandeur d’un homme ? À sa capacité de se faire serviteur. Ce fut le cas de Jésus, ce fut le cas des apôtres, et c’est celui de tous ceux que l’histoire reconnaît comme « saint ».

C’est le sens de ce beau texte de saint Paul :
« Oui, je considère tout cela comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur. A cause de lui, j’ai tout perdu ; je considère tout comme des balayures, en vue d’un seul avantage, le Christ, en qui Dieu me reconnaîtra comme juste. Cette justice ne vient pas de moi-même - c’est-à-dire de mon obéissance à la loi de Moïse - mais de la foi au Christ : c’est la justice qui vient de Dieu et qui est fondée sur la foi. Il s’agit de connaître le Christ, d’éprouver la puissance de sa résurrection et de communier aux souffrances de sa passion, en reproduisant en moi sa mort, dans l’espoir de parvenir, moi aussi, à ressusciter d’entre les morts. » (Phi 3,8-11)

Cela s’appelle la « noblesse », c’est-à-dire la grandeur qui ne se trouve que dans l’abaissement de soi pour se faire serviteur de tous.

Mais comment tout cela nous amène-t-il à reconnaître que Jésus, homme dans toute la noblesse de son être, était aussi DIEU ?

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