[ Ne ressassez pas la tristesse passée. Visez la joie !
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
http://saintsymphorien.net/Ne-ressassez-pas-la-tristesse-passee-Visez-la-joie
        Ne ressassez pas la tristesse passée. Visez la joie !

Ne ressassez pas la tristesse passée. Visez la joie !

Livre d’Isaïe 43,16-21
« Ne songez plus aux choses d’autrefois. Voici que je fais une chose nouvelle. » 
Psaume 126(125),1-2ab.2cd-3.4-5.6
« Qui sème dans les larmes
moissonne dans la joie. »

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 3,8-14
« Oubliant ce qui est en arrière, et lancé vers l’avant, je cours vers le but en vue du prix auquel Dieu nous appelle là-haut dans le Christ Jésus. »
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,1-11
« Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

- lire l’intégralité des textes de ce dimanche




Toute la liturgie de ce dimanche nous pousse à tourner notre regard vers l’horizon de la Résurrection comme un horizon de Joie. Le propre du péché est de maintenir notre regard captif du passé. Nous ressassons notre passé en le prenant nos "casseroles" comme prétextes des fautes que nous commettons aujourd’hui. Dire simplement : « Je suis comme ça, il faut me prendre comme je suis ! », c’est rester prisonnier du passé. Alors il y a sûrement des choses à travailler sur le passé ; en particulier si nous souffrons d’une véritable pathologie, c’est vrai qu’il faut la soigner. Mais le faire en croyant que ça arrangera tout et qu’on vivra sans combat le présent et l’avenir, c’est de la naïveté diabolique, parce que c’est se mettre à l’écoute du serpent qui nous souffle : "Travaille uniquement sur ton passé, et tu verras, tu seras comme un dieu !". Les saints n’étaient pas parfaits. Ils ont eu des combats tels que vous et moi n’en avons même pas l’idée. Ils avaient leurs propres blessures, mais ils regardaient le Christ.

Mais il ne s’agit pas seulement de regarder : il faut s’engager vers cet horizon. Non pas même marcher sur le chemin ouvert par Jésus, mais y COURIR ! Mais comment faire ? On nous rabâche tellement et sur tout les tons qu’il faut guérir de nos blessures, mais c’est une fausse route ! C’est une fausse route parce qu’elle nous fait vivre un cauchemar : nous faire ressasser le passé en fantasmant que notre guérison permettrait une existence présente plus “vraie”, plus “spontanée”, plus “évidente”. En fait, tout cela ne fait que nous centrer sur notre ego, de sorte qu’il agit comme l’axe d’un tourniquet : il nous fait tourner sur place, et surtout nous fait tourner en bourrique... Nous devenons comme ces ânes attelés à la meule d’un moulin et qui tournent sur eux-mêmes, tournent sur eux-mêmes, tournent sur eux-mêmes... Nous ne sommes attachés qu’à nous-mêmes.

Or quelle est l’expérience d’Isaïe, du psalmiste, de Paul ou de la femme adultère ? Isaïe parle au nom du SEIGNEUR : « Ne songez plus aux choses d’autrefois. Voici que je fais une chose nouvelle. » Oui, mais comment faire ? Regarder la création comme un monde VIVANT, qui marche en avant. Au moins entrer dans ce désir, pour ensuite nous rendre compte que seuls, c’est impossible. L’Ancien Testament éveille le désir de la conscience de se mettre en marche, et en même temps, manifeste que, seul, c’est impossible. Il faut donc s’attacher au Christ. S’attacher au Christ, et non pas seulement “savoir qu’il a existé, ou l’écouter comme un orateur qui prêcherait des valeurs. Jésus n’est pas Confucius. Il doit s’incarner en nous, comme un ami s’incarne en son ami, au point que lorsque nous sommes en peine, la conscience de la présence intérieure de cet ami nous redonne courage. C’est un des grands critères de l’amitié véritable — pas celle de FaceBook — que d’être source de courage pour ne pas rester abattu sur le bord du chemin. Jésus vise l’amitié entre nous et Lui, non pas pour l’avoir dans nos “relations”, dans notre carnet d’adresses, mais pour que, chaque fois que nous sommes tentés de baisser les bras, de rester figés sur un passé qui nous fait honte, nous retrouvions le courage de nous relever et de nous remettre en marche.

Et à quoi est-ce que je vois que Jésus est mon ami ? L’Église nous le redit avec une force incroyable aujourd’hui par la voix du pape François : confesser notre faute dans le sacrement du pardon. Si nous ne le fréquentons plus, c’est que nous ne le voyons que comme une sorte de tribunal, un endroit où l’on se sent violé dans son intimité, à commencer par ce qui nous fait le plus honte. Et il n’est pas question ici de la question sexuelle, mais ce sont tous nos retours sur nous-mêmes, ces choix que nous faisons et qui nous font honte, ces démissions qui nous plongent dans la déprime, ces petits plaisirs que nous nous accordons alors que nous passons à côté de l’essentiel, qui est, à nouveau, cette amitié avec le Christ Jésus. Pourtant, c’est cette amitié qui fait courir saint Paul. C’est cette amitié qui fait se relever la femme adultère. Alors que sans cette amitié, Paul serait prisonnier de son passé de persécuteur, et la femme adultère serait prisonnière d’une justice aveugle, non pas celle des institutions, mais cette justice pernicieuse qui lynche les coupables désignés avant que leur procès n’ait été instruit. En ce moment, par exemple, regardez comment les médias ont déjà lapidé le Cal Barbarin, alors que l’instruction n’a pas encore commencé. Les voilà, les lapideurs contemporains ! Et peut-être en faisons-nous partie, à chaque fois que nous condamnons ceux que les médias manipulateurs nous désignent des coupables présumés, alors que nous ne savons rien des tenants et des aboutissants. Et cela même en ce qui concerne notre propre famille, notre propre Église que nous regardons, non plus avec amour, mais avec suspicion.

Les frères de saint Jean viendront pour les confessions mardi, vendredi prochain et le Mercredi Saint. je confesserai les autres jours aux horaires indiqués. Prenez la confession comme un regard vers l’avenir ; jetez vous dans les bras de cet Ami véritable qui est le Christ, et écoutez-Le vous redire : « Je ne te condamne pas. En marche ! Ne pèche plus, car Je suis ton ami. » Et pour préparer votre confession, reprenez le feuillet du carême de la Miséricorde que je vous ai distribué au début du Carême, relisez ce que dit le Pape à propos des 7 œuvres de miséricorde corporelles et les 7 œuvres de miséricorde spirituelles. Et à Pâques, nous serons prêts pour levers notre regard vers la Lumière qui surgit dans la nuit et que seuls ceux qui vivent une amitié forte avec le Christ Jésus pourront en recevoir le jaillissement de JOIE qui baigne ce moment unique de l’histoire du genre humain.

Relisons la prière magnifique de saint Claude la Colombière à Jésus, le Véritable ami :

Cliquer sur l’image
pour télécharger
cette prière

Avec mon affection fraternelle,
Père Alain


Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.


info_fr

Bonnenouvelle.fr

Saint(s) du jour

Lectures du jour

Bonnenouvelle.fr

Il est vivant !

Parcours Alpha

newsletter


(|non)]