[ Sauvés par l'humilité de DIEU
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
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Sauvés par l’humilité de DIEU

• Livre d’Isaïe 50,4-7
« J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,
et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. »

• Psaume 22(21),8-9.17-18a.19-20.22c-24a
« Toi, Seigneur, ne sois pas loin :
ô ma force, viens vite à mon aide ! »

• Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,6-11
« Le Christ Jésus, lui qui était dans la condition de Dieu, se dépouilla lui-même en prenant la condition d’esclave. »

• Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 22,14-71.23,1-56
« Moi, je dispose pour vous du Royaume, comme mon Père en a disposé pour moi. »

- lire l’intégralité des textes de ce jour




J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,
et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.


Grand mystère de ce DIEU en qui nous croyons. Le monde croit que, si DIEU existe, il est à l’image des puissants : le Grand Architecte des Francs-Maçons — qui au demeurant, Grand Prince, a la noblesse de leur laisser faire ce qu’ils veulent — / Zeus et le Panthéon des Grecs / les esprits chez les Animistes ; etc. Jusqu’à ce DIEU censé "protéger" ceux qui "pensent" à Lui, même furtivement... Protéger de quoi ? On ne sait pas bien, mais ce doit être quelque chose comme protéger des épreuves ou du mal. Dans ce cas, l’utopie n’est pas loin, mais on ne se l’avoue pas : c’est le DIEU qu’on rêve, le DIEU fantasmé, une regression psychique qui nous raccroche aux désirs archaïques du nourrisson, que sais-je ?

Mais le DIEU judéo-chrétien n’est pas de ce registre fantasmatique. DIEU n’est pas tel que le rêve l’homme — heureusement pour l’homme —. Dès le prophète Isaïe, on voit que DIEU ne fait pas de son serviteur un Grand Prince : il le rend esclave au milieu des hommes, c’est-à-dire la pire condition humaine qu’on puisse imaginer dans l’Antiquité. Et le pire : le Serviteur de DIEU, loin de la fuir, entérine et choisit pour lui-même cette condition !

* *
Toi, Seigneur, ne sois pas loin :
ô ma force, viens vite à mon aide !


Cela veut-il dire que le Serviteur ne demande pas l’aide de DIEU ? Jamais de la vie ! Mais il ne la demande pas comme le monde la demande. Le Serviteur Souffrant n’est pas mendiant de quelque bien, de quelque protection en retour de sa bonne volonté. Il est Libre, et c’est cette liberté qu’il demande à DIEU de soutenir, quoi qu’il en coûte.

Parce que la Liberté n’est pas une revendication extérieure. Elle est liée au sentiment de Vivre en plénitude. Elle est liée à la joie, non comme une excitation mais comme une victoire sur soi-même. La Liberté, en ce sens, est synonyme de dignité. Mais elle ne vit pas non plus en autarcie : devant l’épreuve qui la précède, elle est en droit d’appeler au secours. C’est même toute sa noblesse de ne pas se prétendre la source d’elle-même. La Liberté n’a pas cette toute-puissance-là. La Liberté se reçoit dans le secours d’un autre. C’est là le secret de l’amour véritable, de l’amour sauveur.

* *
Le Christ Jésus, lui qui était dans la condition de Dieu,
se dépouilla lui-même en prenant la condition d’esclave.


Et c’et ce que nous voyons dans la figure du Christ : il n’est pas un Super Juge devant qui nous aurions toujours le droit légitime de nous révolter. Il est celui qui se fait plus petit que nous, se met à notre merci. Et c’est là que le mystère de Noël rejoint celui de Pâque : si vous venez voir Zeus, vous aurez toujours le droit de le mépriser. Si vous venez voir un petit enfant, vous ne pouvez que vous mettre à genou. Et devant la Croix, c’est la même chose.

Il n’y a que les pervers qui raillent les enfants. Et il n’y a que des pervers pour railler le Christ en croix. L’une et l’autre figure du Christ sont tellement démunies que la moindre méchanceté à leur égard ne fait que révéler le malêtre qui est en celui qui la profère. Et ce faisant, je découvre à nouveau que j’ai bien besoin d’être sauvé.

* *
Moi, je dispose pour vous du Royaume,
comme mon Père en a disposé pour moi.


Cette vérité, proprement chrétienne, s’inscrit en DIEU Lui-même ! Même le Christ Sauveur se reçoit du Père ! Et en se manifestant humble sur la Croix, Jésus nous révèle un Père humble de toute éternité.

Le pape François se fait le témoin de cette humilité qui désarme le puissants, qui rend vaine la violence qui est en nous, et, ce faisant, nous sauve. Car ainsi agit DIEU quand on veut bien le regarder à la lumière du Christ : face à notre violence, il se présente humble. Il prend sur lui cette violence et libère en nous une énergie que nous allons pouvoir enfin utiliser pour aimer, pour avoir le courage d’aimer à notre tour et découvrir ainsi qui nous sommes en vérité.

Alors cette semaine, tournons les yeux vers le Christ qui nous sauve. Mettons-nous à genou devant Lui et laissons-Le nous sauver de notre violence pécheresse. Alors nous serons prêts à célébrer la Pâque avec joie. C’est là que DIEU nous attend !

Bonne semaine sainte,

+ Père Alain


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