[ Position du problème
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
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Position du problème

« La science sans religion est boiteuse, la religion sans science est aveugle. » (Albert Einstein)

En quelques mots, comprendre les enjeux du dialogue entre la science et la foi chrétienne.



En 1633, Galilée, est condamné par l’Église pour avoir affirmé que l’homme n’est pas au centre du Monde, mais sur une banale planète.

À la fin du XVIIIe siècle, Laplace pense pouvoir tout expliquer par la science. À Napoléon qui lui demande pourquoi il ne mentionne pas Dieu dans son œuvre, il répond cette phrase célèbre : « Sire, je n’ai pas eu besoin de cette hypothèse. »

En 1860, l’Église s’oppose à Darwin qui nie l’intervention d’un dessein divin dans l’évolution.

Au début du XXe siècle, la plupart des physiciens sont persuadés que la science a tout expliqué, à l’exception de quelques phénomènes encore mystérieux : la « catastrophe ultraviolette » introduira (grâce à Max Planck) la mécanique quantique en 1900, et l’expérience de Michelson et Morley conduira Einstein à la théorie de la relativité en 1905.

Ces éléments d’histoire montrent comment la science a été accusée par l’Église de déformer le message de la Bible ; ils montrent aussi l’arrogance de la science au XIXe siècle, due en partie à ses succès.

Mais depuis 1900, la science découvre ses limites.
Des failles sont apparues dans le bel édifice rationaliste, qui brisent le carcan matérialiste. Les nouveaux chapitres de la science dérangent parce que la raison a du mal à suivre. Les notions d’espace et de temps sont remises en cause.
Le déterminisme qui enchantait Laplace n’est, au mieux, qu’une approximation statistique. L’observation et l’observateur prennent une place prépondérante, et le bon sens est mis à rude épreuve par les affirmations de la physique quantique et de la relativité.

Les rapports entre science et religions devraient s’en trouver apaisés. Pourtant certains mouvements comme le créationnisme utilisent la Bible pour nier l’évolution ; d’autres comme le « dessein intelligent » (version « douce » du précédent) tentent de justifier la foi par la science.

Le XXe siècle a aussi vu apparaître la théologie du Process, à partir de la pensée de Whitehead, mathématicien et philosophe anglais. Un de ses objectifs est de tenir compte de la vision scientifique du monde. Cobb et Griffin veulent élaborer, avec un discours cohérent et intelligible, une doctrine en accord avec ce que nous savons de la réalité, en dialogue avec la science et les autres religions.

La science et la théologie peuvent et doivent cohabiter sans gêne.
Albert Einstein disait : « La science sans religion est boiteuse, la religion sans science est aveugle. »


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