[ Prier en famille - 8 conseils
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
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Prier en famille - 8 conseils

Christine Ponsard est décédée en 2003. Son livre La Foi en Famille propose des repères, des conseils concrets et des éléments de réflexion destinés aux parents et aux éducateurs, en abordant bien des questions qui se posent aujourd’hui aux familles chrétiennes.

–> Huit conseils simples qui peuvent nous aider à prier en famille.


1. « Allô Dieu ? »
Puisque l’enfant ne peut pas voir Dieu, comment vat-il prendre conscience de sa Présence ? En vous voyant et vous entendant prier. Témoin de votre prière, il découvrira tout naturellement que Quelqu’un est là, à qui vous parlez et que vous écoutez en silence. C’est un peu comme lorsque vous téléphonez devant lui. C’est là que se situe la première approche de la prière.

2. Et le chahut ?
La valeur de la prière ne se mesure pas à l’apparence. Certains enfants sages se montreront particulièrement dociles et recueillis, d’autres auront l’air de s’en moquer éperdument, ne tiendront pas en place et poufferont de rire tous les trois mots. Les seconds ne seront pas forcément moins pieux que les premiers. S’il ne faut pas se satisfaire de leur chahut, il ne faut pas non plus s’en inquiéter. Le but n’est pas d’en faire des enfants modèles, mais de les aider à se mettre en présence de Dieu. En général, nous leur apprenons plus en restant recueillis, plongés dans la prière, qu’en faisant la discipline.

3. La bonne manière de prier
Il n’y a pas une seule bonne manière de prier avec un petit : il y en a autant que d’enfants. Il s’agit de trouver, pour chacun de vos enfants, ce qui lui permettra de grandir dans l’amour de Dieu. Même si vous pouvez glaner des conseils et des idées à droite et à gauche, c’est vous qui êtes les mieux placés pour choisir ce qui convient. Et cela évoluera au fil du temps : peut-être déciderez-vous, parfois, de remplacer la prière familiale par une prière avec chaque enfant, juste avant de dormir ; peut-être renoncerez-vous, pour un temps, à imposer quoi que ce soit à un petit chahuteur, vous contentant de prier devant lui ; mais peut-être aussi serez-vous conduits à prolonger un temps d’adoration silencieuse. Et vous découvrirez ainsi que, sur les chemins de la prière, ce sont bien souvent nos enfants qui nous entraînent.

4. Les mots de la prière
La première prière que nous apprenons aux enfants est le « Notre Père ». Ils ne comprennent pas ce qu’ils disent ? Pas tout, sans doute, mais ils sont très tôt capables d’en saisir l’essentiel, à savoir que Dieu est leur Père. Le « Je vous salue Marie » est la plus belle prière adressée à Marie, puisqu’elle reprend les paroles même de l’Ange. Apprise dès l’enfance, elle reste pour toujours la bouée de sauvetage à laquelle nous nous accrochons aux jours de détresse et la manière la plus simple de dire notre amour. Beaucoup d’autres prières peuvent être sues par coeur. Apprendre "par coeur", c’est apprendre avec son coeur : pas comme un perroquet, mais avec son amour et son intelligence. Dieu, qui se révèle avec des mots, nous parle aussi dans le langage silencieux de la prière. Apprendre le silence à un enfant, ce n’est pas lui dire : Tais-toi, mais lui dire : Écoute. Car les mots de la prière n’ont finalement pas d’autre but que de nous rendre attentifs à Celui qui vient nous aimer.

5. Les rébellions adolescentes
Restons paisibles et vigilants. Il n’est pas si facile de passer d’une piété d’enfant, très liée à celle des parents, à une foi adulte. L’adolescence représente, pour la vie spirituelle, une étape très marquée. Est-ce la prière, que l’adolescent refuse… ou la prière en famille ? Ce n’est pas du tout pareil ! Acceptons que leur vie spirituelle nous échappe de plus en plus. Quand ils étaient petits, ils ont prié sur nos genoux, nous les avons guidés sur les chemins de la foi, recueillant leurs confidences. Mais en grandissant, ils se taisent, comme s’ils fermaient la porte d’un jardin où nous n’aurions plus accès ; et s’ils entrouvrent cette porte, c’est, le plus souvent, à d’autres que nous. Il est bien qu’il en soit ainsi, même si c’est difficile.

6. La prière est un combat
Prier, ce n’est facile pour personne. Les "bonnes" raisons de laisser tomber la prière ne manquent jamais ! La prière est toujours un combat, il faut le savoir pour ne pas s’étonner des obstacles qui surgissent tôt ou tard. Tous les moyens que l’on peut trouver pour bâtir une prière familiale, pour durer dans la prière, pour faciliter le recueillement sont très utiles, mais ne doivent pas cacher que l’essentiel est ailleurs. L’essentiel, c’est Dieu qui a soif de nous écouter et de nous parler dans la prière.

7. Au-delà de la mort
Il est assez rare que l’on propose aux enfants de prier pour les défunts. C’est pourtant une belle manière d’aimer en vérité ceux qui nous ont quittés. Pourquoi ne proposons-nous pas plus souvent aux enfants de prier pour les morts ? Parce que nous avons peur de les traumatiser, ou de leur donner une image triste, voire doloriste de la prière et de la vie chrétienne. Sans doute aussi, on a tellement peur d’ajouter à la peine des familles en rappelant que leur défunt n’est peut-être pas encore dans la plénitude du Ciel. N’hésitons pas à inviter les enfants à prier pour une personne décédée. Expliquons-leur que si cette personne est déjà au Ciel, quelqu’un d’autre bénéficiera de leur prière. Et que c’est le plus beau cadeau qu’ils puissent offrir à ceux qu’ils aiment au-delà de la mort.

8. Famille, havre de paix
« Parents, n’exaspérez pas vos enfants » (Ep 6,4) : vouloir que nos enfants donnent le meilleur d’euxmêmes nous conduit parfois à les harceler d’exigences multiples, de remarques et de reproches. Tout l’art de l’éducation consiste à établir des priorités, pour solliciter un effort à la fois, en l’adaptant aux possibilités de chaque enfant. La paix dont nos enfants ont besoin pour grandir, la vraie paix qui demeure envers et contre tout, cette paix-là est don de Dieu.

2 réactions


10 février 2015 21:20, par De Senneville

Merci pour ce beau résumé de la prière familiale
merci à notre chère Christine Ponsard pleine de lucidité et de bienveillance
oui la prière familiale est un " exercice " difficile mais que de grâces reçues lorsqu’elle dure et perdure ....
Apprenons à nos enfants la langue maternelle de l église comme le disait le cardinal Danneels
En union de priere
BS

- repondre message


 


2 août 2015 09:57, par Daniele Iriebi-Gnode

Merci pour ces sages conseils

En effet, je ne savais vraiment pas comment fait la prière en famille, et ce temps était devenu comme une corvée pour les enfants. je vais m’atteler améliorer afin que ce temps de prière soit un moment très privilégié avec ma grande et joyeuse famille.

Encore merci 
DG

- repondre message


 

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