[ Prier pour la vie
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
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Prier pour la vie

Alors que Benoît XVI célèbrait ce samedi soir 27 novembre une veillée de prière, uni aux évêques et aux chrétiens du monde entier, des théologiens expliquent pourquoi l’Église défend la vie et quelle vie.

- Pour ceux qui le désirent, une prière de Jean-Paul II prise lors de ces veillées pour la vie, à redire, seul ou en famille, chaque jour jusqu’à Noël...

Source : © La Croix.com, remis en page pour le site.



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Prière pour la vie de Jean-Paul II — Cliquez sur l’image pour télécharger le document —

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- Etudier les « sciences de la vie ».
- Accompagner les personnes « en fin de vie ».
- « Réussir sa vie ».

Le mot est sans cesse utilisé, et dans des acceptions que l’on pressent différentes. Il fait partie de ceux dont on n’interroge plus le sens. Mais que signifie « prier pour la vie », comme Benoît XVI invitait à le faire samedi soir 27 novembre, à la veille du premier dimanche de l’Avent ?

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Qu’est-ce que « la vie » ?

L’interrogation intéresse le P. Thierry Magnin, physicien, professeur d’éthique des sciences à l’Institut catholique de Toulouse, qui retrace, dans un cours, l’histoire de cette notion depuis les Égyptiens, Platon et Aristote, la Bible et jusqu’aux découvertes biologiques récentes, en passant par la théologie médiévale… Une chose est sûre à ses yeux : la vie ne se résume pas aux travaux des scientifiques sur le vivant. De fait, dans les laboratoires, « on n’interroge pas la vie mais les êtres vivants, leur structure », rappelle-t-il, soulignant le risque de « glissement » dans les débats actuels : « Le critère mis en avant aujourd’hui, ce sont les fonctionnalités de la vie : si elles marchent, la vie vaut le coup, sinon elle perd sa valeur. La vie n’est plus considérée comme étant d’abord, par essence, un cadeau. »

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La vie que défend l’Église est d’abord celle du commencement

À ses étudiants, il rappelle notamment que « dans la Bible, la vie, c’est Dieu qui se donne de manière particulière pour l’homme ». Celui-ci reçoit l’haleine, ou le souffle de vie, et est à l’image de Dieu. Mieux, cette existence, ce souffle, Dieu les donne « à chaque instant ».

« Pour un chrétien, la vie est donc ce chemin, à la fois personnel et collectif, vers la ressemblance avec Dieu, guidé par le Christ », résume le théologien. « Parce qu’elle est à la fois don, semence et chemin, on comprend pourquoi l’Église en propose un profond respect. »

La vie que défend l’Église est d’abord celle du commencement. En Europe, on recense chaque année trois millions d’avortements pour huit millions de naissances, rappelait lui aussi récemment le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux.

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« Attentif autant à la défense des immigrés qu’à l’embryon »

Comme le pointe du reste la religieuse salésienne Catherine Fino, docteur en théologie et en médecine qui enseigne à l’Institut catholique de Paris, ces atteintes à la vie « se démultiplient », car elles touchent non seulement la vie embryonnaire, mais elles recouvrent aussi bien d’autres souffrances : « La souffrance lancinante pour la mère d’avoir donné dans le même temps la vie et la mort, qui s’inscrit dans une histoire et peut réapparaître en culpabilité des années plus tard, altérer le bonheur d’accueillir un autre enfant. Ou ce sont les pressions subies et le silence contraint qui font perdre confiance en sa liberté et en sa propre dignité. »

Pour autant, celle-ci refuse toute absolutisation : « Le soutien aux plus vulnérables ne doit pas devenir un vitalisme, focalisé sur la défense de la vie biologique, tel que serait par exemple un acharnement thérapeutique sans discernement, ou le refus absolu d’intervenir sur le processus du vivant. »

Directeur de la commission bioéthique du diocèse de Toulon, Pierre-Olivier Arduin va même plus loin. « C’est vrai que cette veillée de prière pour la vie naissante s’adresse plus à ces situations oubliées, cachées, que sont l’avortement, la recherche sur l’embryon, ou l’euthanasie. Mais dans cette prière pour la vie, je pense qu’il y aura toutes les grandes intentions de Jean-Paul II dans l’encyclique Evangelium vitae », et repris de la constitution Gaudium et spes de Vatican II.

« Avec Benoît XVI il y a un tournant depuis Caritas in veritate : le chrétien logique avec lui-même c’est le chrétien qui est attentif autant à la défense des immigrés et des plus pauvres qu’à la défense de l’embryon. »

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Une architecture plus large dont le pivot est l’attention au plus fragile

Ce laïc très engagé au sein de son diocèse le constate : « une nouvelle génération » émerge dans l’Église « qui est tout autant interpellée par l’épidémie de choléra en Haïti que par la défense de l’embryon ».

Ces différents engagements de l’Église reposent tous sur un seul et même fondement : celui de la dignité inaliénable de la personne humaine créée à l’image de Dieu, rappelée par la Tradition et notamment, dans de nombreux textes, par Jean-Paul II.

« Comme on ne peut séparer la prière de la justice sociale, on ne peut séparer les dignités », martèle Sœur Véronique Margron, ancienne doyenne de la faculté de théologie de l’Université catholique de l’Ouest. « Celle du petit d’homme, celle de la personne qui dort dehors ou celle de la personne âgée. » Au fond, pour elle comme pour Sœur Catherine Fino, la défense de la vie, telle que l’Église la porte, s’inscrit dans une architecture plus large dont le pivot est l’attention au plus fragile.

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« La responsabilité éthique ne se divise pas »

« Cette attention à la fragilité et la finitude de chaque être vivant, unique, implique un besoin de protection, et l’engagement de notre responsabilité, appuie la religieuse salésienne. La qualité de notre vie sociale passe par le refus de la loi du plus fort, la régulation de la compétition dans une société de la performance. »

En invitant tous les diocèses et mouvements à prier pour la vie, Benoît XVI rappelle ainsi que le souci de la vie n’est pas l’apanage d’associations spécialisées, telles l’Alliance pour les droits de la vie ou la Fondation Jérôme-Lejeune en France, mais qu’il concerne tous les catholiques.

En ouverture de l’Assemblée plénière de novembre, le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, a d’ailleurs encore élargi la perspective, établissant un lien entre défense de la vie et souci de l’environnement : « La réflexion sur la loi de bioéthique conduit à prendre mieux conscience de la responsabilité humaine dans la gestion de l’univers qui nous est confié. La responsabilité éthique ne se divise pas : le respect de notre propre dignité va de pair avec le respect de la création. »

Anne-Bénédicte HOFFNER et Céline HOYEAU, pour La-croix.com

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