[ 8 grandes croisades
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8 grandes croisades

Lorsque le pape Urbain II appelle à la première croisade, une foule de chevaliers prend le chemin de Jérusalem. Durant près de deux siècles, des milliers de croisés tenteront de délivrer la Terre sainte, et beaucoup d’entre eux ne reviendront jamais.


Source : www.linternaute.com, remis en page


LES ÉLÉMENTS DÉCLENCHEURS

Depuis le VIIe siècle, Jérusalem, la Ville sainte, est dominée par les Musulmans. Toutefois, nombreux sont les pèlerins chrétiens qui se rendent encore sur la Terre sainte. En 1071, la défaite à Manzikert des Byzantins contre les Turcs seldjoukides va modifier la situation. Dès 1078, les vainqueurs s’emparent de Jérusalem et en restreignent l’accès. C’est sans doute l’une des causes principales du lancement de la première croisade.

Outre les difficultés de Byzance, le contexte de l’époque joue également un rôle dans le déclenchement des croisades. Consciemment ou non, ces dernières apparaissent comme un moyen de prendre possession des terres musulmanes et, par la même occasion, d’enrichir l’Europe chrétienne.


LA 1e CROISADE

En 1095, le pape Urbain II met à l’épreuve la foi de tous les chevaliers occidentaux. Le moment est venu de libérer la Terre sainte de l’emprise islamique. La ferveur suscitée par ces paroles est intense et immédiate. Pierre l’Ermite parvient à convaincre les paysans de se joindre à lui pour délivrer Jérusalem. La majorité d’entre eux périront en route ou seront massacrés par les Turcs l’année suivante.

Le succès 1e croisade

Il faut justement attendre 1096 pour voir les nobles chevaliers prendre la route de la première croisade. Cette dernière se solde par un véritable succès.
En chemin, les croisés – on les appelle ainsi à cause des croix cousues sur leurs habits – font maintes conquêtes. D’abord Nicée, puis Antioche et enfin, la précieuse Jérusalem tombent sous leurs armes.
Fort de toutes ces possessions, les Chrétiens occidentaux fondent le Royaume de Jérusalem, à la tête duquel est placé Godefroi de Bouillon, au titre de d’“avoué du Saint-Sépulcre”. Le royaume s’organise selon un système féodal, s’étend et développe ses relations commerciales mais entre bientôt dans des conflits de successions.


LA 2e CROISADE

Affaiblit, le Royaume de Jérusalem perd Édesse, conquise par les atabegs de Mossoul en 1144. Cet événement pousse le pape Eugène III à lancer un appel pour une nouvelle croisade, qui n’aura que peu d’intérêts pour les Chrétiens.


LA 3e CROISADE

Bientôt, le Royaume de Jérusalem ne peut rivaliser avec le pouvoir et la détermination du sultan ayyubide, Saladin. Ce dernier, qui règne alors sur la Syrie et l’Égypte, s’empare de la Ville sainte en 1187, déclenchant une troisième croisade.
C’est ainsi que Frédéric Barberousse, Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion se retrouvent sur les routes à destination de Jérusalem. Par des concours de circonstance, Richard Cœur de Lion se retrouve seul sur le territoire et, faute de pouvoir le conquérir, conclut un accord de paix avec Saladin.


LA 4e CROISADE

Le pape Innocent III n’entend pas laisser les choses ainsi. Il appelle donc à une nouvelle croisade à destination de l’Égypte. Mais malgré toutes ses protestations, il ne parviendra pas à empêcher les croisés de se retourner contre la ville de Constantinople, de s’en emparer et de la mettre à sac. Leur objectif est alors de restituer Isaac Ange et son fils, Alexis, sur le trône byzantin. Finalement, ils occupent eux-mêmes la ville et fondent l’Empire latin d’Orient, qui survivra près de 60 ans.

Le sac de Constantinople ne fut certes pas la seule "bavure" de l’ère des croisades, mais elle a mis particulièrement en lumière les difficultés qu’a l’Église de contrôler les chrétiens soumis à de fortes tentations durant ces expéditions. Cet épisode a contribué de manière durable au douloureux contentieux entre catholiques et orthodoxes.


LA 5e ET LA 6e CROISADE

Sans perdre espoir, Innocent III projette de lancer une cinquième croisade lors du IVe concile du Latran. Reprise par Honorius III, cette idée pousse le français Jean de Brienne sur les routes vers l’Égypte, sans succès concret.
Il faut attendre la croisade suivante, entreprise par Frédéric II de Hohenstaufen, pour que la situation évolue légèrement. Il parvient en effet à obtenir quelques territoires d’Orient, dont Jérusalem, de manière diplomatique.


LA 7e ET LA 8e CROISADE

Les deux dernières croisades, qui résultent de la prise de Jérusalem par les musulmans, en 1244, mène sur les chemins le roi de France Louis IX, dit Saint Louis. Malgré de criantes victoires, il ne peut toutefois pas lutter contre les épidémies et est fait prisonnier.
Le voyage suivant ne lui porte guère plus de chance, puisqu’il y perd la vie, en 1270.


EN BREF

Huit grandes croisades se sont organisées sur près de deux siècles.

Engagées dans un véritable élan défensif – il fallait permettre aux chrétiens de d’aller et de pouvoir vivre librement à Jérusalem, sous l’emprise sectaire des seldjoukides – excepté la première, aucune n’a rencontré de véritable succès pour la Chrétienté. Elles ont plutôt encouragé les musulmans à conquérir de plus vastes territoires dans les siècles à venir.
Pire encore, l’Empire byzantin, de religion chrétienne, s’éteindra en partie à cause des destructions perpétrées lors de la quatrième croisade.

Toutefois, elles ont permis d’enrichir l’Occident, tant sur le plan culturel, monarchique, qu’économique.

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