[ Qui étaient les Vaudois ?
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
http://saintsymphorien.net/Qui-etaient-les-Vaudois

Qui étaient les Vaudois ?


Le véritable nom des Églises vaudoises, celui qu’elles se donnent elles-mêmes en Piémont, est la Table Vaudoise. Elles sont apparues avec les disciples de Pierre Valdo, ou Valdès, dans les années 1170 dans la paroisse Saint-Nizier à Lyon. Le prénom de ce dernier est incertain : un document atteste seulement l’initiale. Certains l’ont traduit par Petrus, c’est-à-dire Pierre. Aujourd’hui, il existe une rue portant son nom dans le 5e arrondissement (rue Pierre-Valdo) de Lyon.
Pierre Valdès était un riche marchand de la ville. En 1173, il écouta un passage de la vie de saint Alexis narrée par un troubadour. Ce récit lui fit éprouver le désir de vivre plus proche de Christ, de suivre nu le Christ nu. Il vendit ses biens pour suivre l’idéal de pauvreté apostolique, c’est-à-dire imiter la vie des apôtres. Il plaça ses filles à l’abbaye de Fontevraud fondée par Robert d’Arbrissel. Selon la tradition vaudoise, il se serait fait traduire des passages choisis de la Bible du latin en langue vulgaire, et les aurait appris par cœur.
Il commença à prêcher dans les rues de Lyon, acte qui était alors interdit par l’Église catholique. Seuls les prêtres et les clercs, en effet, étaient autorisés à le faire. L’Église toléra dans un premier temps la présence de Valdès et de ses disciples à condition qu’ils ne prêchent plus. Mais, ayant bravé cet interdit, ces derniers furent chassés de Lyon par l’archevêque. Ils constituèrent dès lors les premiers vaudois, qui se nommaient eux-mêmes « pauvres de Lyon ».
Comme le feront plus tard les protestants, les vaudois repoussaient la présence réelle de Jésus-Christ dans l’Eucharistie.

Pierre Valdo (également Pierre Valdès ou Pierre Vaudès selon les sources) dit Pierre de Vaux (1140-1206) est un riche marchand de Lyon. Passant par une crise religieuse, à la suite de laquelle il fit traduire le Nouveau Testament en langue vulgaire, il vendit (plus probablement "donna") tous ses biens et devint prédicateur itinérant. D’autres en firent autant. Ce mouvement, appelé la fraternité des Pauvres de Lyon, est fondé vers 1173 ; il rencontra tout de suite de l’hostilité.
En 1179, Valdo et un de ses disciples se rendirent à Rome. Ils furent bien accueillis par le pape Alexandre III, mais plus fraîchement par la Curie. Ils durent expliquer leur vision de la foi devant un collège de trois ecclésiastiques et notamment des points qui faisaient alors débat au sein de l’Église comme le sacerdoce universel, l’évangile en langue vulgaire, une plus grande pauvreté de l’Institution... Valdo et ses amis ne furent pas pris au sérieux, on les questionna sur des points précis de théologie où ils furent incapables de répondre. La rencontre n’aboutit donc à rien, et Valdo et ses disciples d’abord vus avec méfiance furent condamnés au concile Latran III de cette même année mais non encore excommuniés.
Persécutés, chassés de Lyon, Valdo et ses disciples s’installèrent dans les hautes vallées du Piémont, puis, en France, dans le Luberon : l’Église vaudoise est née. Excommuniés par le Concile de Vérone en 1184, sa doctrine fut condamnée par le Concile de Latran en 1215.
Lacordaire résume ainsi les raisons de cette condamnation : « Il crut impossible de sauver l’Église par l’Église. Il déclara que la véritable épouse de Jésus-Christ avait défailli sous Constantin, en acceptant le poison des possessions temporelles ; que l’Église romaine était la grande prostituée décrite dans l’Apocalypse, la mère et la maîtresse de toutes les erreurs ; que les prélats étaient des Scribes, et les religieux des Pharisiens ; que le pontife romain et tous les évêques étaient des homicides ; que le clergé ne devait avoir ni dîme ni terres ; que c’était un péché de doter les églises et les couvents, et que tous les clercs devaient gagner leur vie du travail de leurs mains, à l’exemple des apôtres ; enfin que lui, Pierre Valdo, venait rétablir sur ses fondements primitifs la vraie société des enfants de Dieu. »
C’est sous son impulsion, payant de sa poche la traduction de plusieurs livres de la Bible en provençal vers 1180, que naîtra un engouement populaire pour la lecture et la propagation de la Bible en langue vernaculaire.
Il serait intéressant d’établir un parallèle entre Pierre Valdo et son contemporain François d’Assise : tous deux ont renoncé à la fortune pour Jésus-Christ. Tous deux ont lancé des prédicateurs sur les routes. Pierre Valdo n’était pas contre l’Église [réf. nécessaire] mais voulait une église plus pure, plus simple. Le fait qu’il soit un laïc et ignorant dans le domaine de la théologie le décrédibilisa auprès du clergé. Toutefois, à la différence de François, Valdo niait la présence réelle de Jésus-Christ dans l’Eucharistie.

Dans l'Eglise

Diocèse d'Autun

Pastorale du Tourisme du diocèse d'Autun

RCF Parabole

Eglise de France

Nouvelles du Vatican

Suivre le Pape François avec L'Osservatore Romano

Zenit, le monde de Rome


(|non)]