[ SOYONS PARMI LES GRANDS ! SOYONS LES PREMIERS !
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
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        SOYONS PARMI LES GRANDS ! SOYONS LES PREMIERS !

SOYONS PARMI LES GRANDS ! SOYONS LES PREMIERS !

Livre d’Isaïe 53,10-11
« Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. »

Psaume 33(32),4-5.18-19.20.22
« Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espérance est en toi ! »


Lettre aux Hébreux 4,14-16
« En Jésus, nous avons un Grand Prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 10,35-45
« Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur.
Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous. »


- lire l’intégralité des textes de ce dimanche




Faut-il chercher à être grand ? Faut-il chercher à être premier ? OUI ! Jésus ne rembarre ni Jacques, ni Jean : il leur indique simplement le chemin pour y parvenir. Tous les saints ne l’ont été que parce qu’ils ont voulu être parmi les plus grands ; parce qu’ils ont eu de grands désirs et qu’ils en ont pris les moyens, à l’école de Jésus. Prenons deux parmi les saintes les plus populaires ; en l’occurrence, deux saintes du Carmel, et deux Docteurs de l’Église :

Sainte Therese d’Avila
« Ayons une grande confiance, car il convient beaucoup de ne pas minimiser nos désirs, mais, comme Dieu nous l’a dit, de croire que si nous prenons courage, nous obtiendrons peu à peu, même si cela n’est pas immédiat, ce que de nombreux saints atteignent avec sa faveur ; car si jamais ils ne s’étaient déterminés à le désirer et, peu à peu, à se mettre à œuvre, ils n’auraient pas atteint un état si élevé. Sa Majesté [Dieu] veut des âmes courageuses. [...]
Jamais je n’ai vu [...] une âme qui cache sa lâcheté sous de l’humilité faire en de longues années autant de chemin que les autres en peu de temps. Je m’émerveille de voir combien il importe, dans cette voie, d’entreprendre vaillamment de grandes choses. Quand elle manquerait de force dans l’immédiat, l’âme prend son vol et monte très haut, même si, comme l’oiselet au maigre plumage, elle se fatigue, et ralentit.
Ces premières résolutions sont une grande chose..., mais l’humilité doit toujours être première, afin de comprendre que nous ne trouverons pas ces forces en nous. »

(Sainte Thérèse d’Avila, Autobiographie XIII, 2-3)

Sainte Thérèse de Lisieux
« Je sentis un grand désir de travailler
à la conversion des pécheurs,
désir que je n’avais [pas] senti aussi vivement...
Je sentis en un mot la charité entrer dans mon cœur,
le besoin de m’oublier pour faire plaisir
et depuis lors je fus heureuse !... »

(Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, MS, A, 45r°)


Sainte Thérèse d’Avila n’est pas tendre avec ceux qui cachent leur lâcheté sous les oripeaux de l’humilité ! Et comment voulons-nous que nos jeunes endossent la foi chrétienne si nous réduisons le message de Jésus à : “Mouche ton nez ! Dis bonjour à la dame !” ? François d’Assise, Saint Pierre et saint Paul, Saint Vincent de Paul, Sainte Catherine de Sienne, Sainte Jeanne de Chantal, Saint Maximilien Colbe ; et aujourd’hui plus particulièrement Louis et Zélie Martin canonisés en ce moment même par le pape François à Rome... Tous ont eu de grands désirs, parce qu’avoir de grands désirs est le propre de l’homme ! Se dépasser, aller toujours plus loin, chercher, fouiller, découvrir, partir à l’aventure, devenir compétent, grandir dans sa compétence jusqu’à ce que la vie devienne un jeu.

Le jeu, au demeurant, n’a jamais été fait pour "distraire". Le jeu est fait pour grandir. Et pas seulement grandir en “moralité” pour apprendre à être “beau joueur” quand on a perdu. Si le jeu ne servait qu’à ça, personne ne jouerait ! Quand vous vous mettez à jouer, c’est toujours parce que vous avez l’espoir de gagner. Et c’est normal ! Pourquoi ? Parce que plus vous gagnez, plus cela veut dire que vous devenez compétent. C’est la grande intuitions de ce début de XXIe siècle : ce que vous apprenez par le jeu est exponentiel, là où ce que vous apprenez par le seul effort et la pénibilité est contreproductif. L’effort n’est praticable que s’il y a un projet de croissance qui lui est affilié. Et là où je me sens grandir, là paraît le jeu. C’est lorsqu’il joue que l’homme se sent vivre !, et là où est le jeu, la est la Joie. Et là où est la Joie, là est l’éternité. Facile à voir : lorsque vous gagnez à un jeu, vous ne voyez plus le temps passer, alors que les autres s’ennuient !

Là où ça dérape, c’est lorsque plus je gagne, plus je me sens devenir puissant, comme c’est le lot avec les jeux d’argent et les jeux de guerre. Je ne vous parle pas du Monopoly ou des pistolets en plastique de vos enfants dont les dérapages ne sont que des dérapages d’enfants. Je parle évidemment des dérapages d’adultes, dont le terrain de jeu est devenu la vraie vie ; où pour gagner, ils n’hésitent pas à écraser et à tuer d’autres vies que les leurs et celles qui leur sont proches. Et c’est là que Jésus est la clef.

Jésus est Dieu qui a instillé en l’homme son Désir de Vie éternelle. Ce qui va très loin, parce que cela veut dire d’abord que l’homme est le seul être qui soit destiné à porter le Désir divin en ce monde ! Et nous ne parlons pas ici de la seule “vie spirituelle”. Nous parlons de la vie dans la CHAIR, de notre vie amoureuse, parentale, de notre travail, de notre engagement social, etc. Tout cela devient un jeu dès lors que nous les vivons avec l’espérance de la victoire offerte dans la Résurrection du Christ. Mieux encore : vivre sa vie en entrant dans ce jeu divin, c’est travailler à la qualité de cette vie, de sorte que la mémoire des hommes en soit imprégnée. Jésus a eu une telle qualité de vie divino-humaine que des milliards d’êtres humains sur terre relayent sa mémoire : voilà le « prolongement des jours » promis au Serviteur par le prophète Isaïe. Un prolongement des jours qui s’épanouit dans la joyeuse éternité que le Seigneur ouvre à tous ceux qui mettent en Lui leur foi et leur espérance.

Alors puisque nous avons été baptisés du baptême même du Christ, dans la communion avec Jacques et Jean, avec Zélie et Louis Martin, animés des plus grands désirs, vivons joyeusement l’Eucharistie de ce dimanche en entrant dans le Jeu de Dieu. Les plus hauts sommets sons sont promis, en ce monde avec des persécutions, et dans le monde à venir avec la vie éternelle (cf. Mc 10,30).

Avec mon affection fraternelle,

Père Alain


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