[ Saint-Symphorien de Touches
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
http://saintsymphorien.net/Saint-Symphorien-de-Touches
      Saint-Symphorien de Touches

Saint-Symphorien de Touches

L’église du hameau de Touches, élevée par Eudes de Montaigu au XIIIe siècle, fut érigée en paroisse peu avant 1250.


Retrouvez tous les horaires des célébrations sur egliseinfo.catholique.fr


SAINT-SYMPHORIEN DE TOUCHES

Le bâtiment est un beau spécimen de l’architecture bourguignonne de l’époque, lourde, un peu rudimentaire, mais solide. Les voûtes sont à croisées d’ogives, mais les piliers massifs, les fenêtres étroites, les nefs peu élevées rappellent encore le style roman.

D’abord en pierres apparentes, l’édifice fut au début du XVIe siècle enduit d’un mortier rosé. En 1551, il fut agrandi pour tenir compte de l’augmentation de la population. Les travaux durèrent 10 ans. Pierre d’Aumont, alors seigneur de Montaigu, plaça ses armes au dessus de la porte avec le millésime 1561.

Sur le premier pilier, à droite de l’entrée, est encastré un marbre avec une inscription qui rappelle ces travaux et un don généreux du sieur Pierre Brintet en 1551.

Deux autres inscriptions rappellent que Claude Gallard, prêtre, a fondé en 1441 la première messe que le curé du lieu est tenu de célébrer tous les Dimanches matin et que Dame Marguerite Carré a fondé une grand messe le jour de la Sainte-Marguerite en 1553.

* *

Le clocher à la masse imposante, semble plutôt une tour de défense qu’un support pour cloches. Sa forme est originale, avec ses quatre pignons dont les gargouilles représentent un bœuf, un soleil, un personnage mitré et un diablotin. Il s’en trouve peu de semblables.

Avant la Révolution, le clocher abritait quatre cloches. L’une d’elles portait cette inscription latine : Laurentia vovor, populum voco, clerum colligo, solemnitates nuntio, défunctos ploro, tempestates repello : conflata sum anno 1443 : Je me nomme Laurence, j’appelle le peuple, je réunis le clergé, j’annonce les fêtes, je pleure les défunts, je chasse les orages, j’ai été fondue en 1443.
Trois cloches à la période révolutionnaire furent livrées au district de Chalon. La quatrième brisée sous la monarchie de juillet, refondue et brisée à nouveau sous le second Empire, dut être remplacée.
Deux nouvelles cloches (qui sont toujours là) furent solennellement bénites le 18 octobre 1855 par Monseigneur de Marguerye, évêque d’Autun. Leurs inscriptions sont intéressantes car elles font connaître les familles de Touches à cette époque. Une horloge très ancienne occupa la façade du clocher avant d’être reléguée dans les combles en 1910.

* *

Le général Duhesme, revenu d’Espagne en disgrâce, offrit à l’église deux tableaux du XVIe siècle attribués à Franck Lejeune, peintre-flamand. Quelques années auparavant, son épouse avait fait don à l’église d’un calice en argent (1803).

La chœur possède abrite en outre quatre statues en bois polychrome du XVIIe siècle du sculpteur Dubois. Elle sont pour l’heure en restauration.

* *

L’église est placée sous le vocable de St-Symphorien et sous la protection de la Sainte Vierge, à qui un autel a toujours été consacré. Elle est aujourd’hui classée Monument Historique.

C’est cette église paroissiale qui a donné le nom de la Grande Paroisse actuelle, Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise.


- Pour en savoir plus : qui était saint Symphorien ?

Réagir à cet articleRéagir à cet article

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Dans l'Eglise

Diocèse d'Autun

Pastorale du Tourisme du diocèse d'Autun

RCF Parabole

Eglise de France

Nouvelles du Vatican

Suivre le Pape François avec L'Osservatore Romano

Zenit, le monde de Rome


(|non)]