[ Une chance pour la vie : suivre Jésus !
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
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Une chance pour la vie : suivre Jésus !

Homélie du 4e dimanche de Pâques — Professions de foi à Touches — Dimanche des vocations (15 mai 2011)

• Livre des Actes des Apôtres 2,14.36-41
« Ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre
se firent baptiser.
La communauté s’augmenta ce jour-là
d’environ trois mille personnes. »

• Psaume 23(22),1-2ab.2c-3.4.5.6
« Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure. »

• Première lettre de saint Pierre Apôtre 2,20-25
« Vous étiez errants comme des brebis ;
mais à présent vous êtes revenus
vers le berger qui veille sur vous. »

• Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,1-10
« Je suis la porte des brebis.
Je suis venu pour que les hommes aient la vie,
pour qu’ils l’aient en abondance. »

- lire l’intégralité des textes de ce jour



* *
Ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre
se firent baptiser.
La communauté s’augmenta ce jour-là
d’environ trois mille personnes

3000 personnes se font baptiser à la prédication de Pierre, simplement parce qu’ils entendent cette phrase : « Ce Jésus que vous avez crucifié, Dieu a fait de lui le Seigneur et le Christ ! » C’est assez merveilleux ! Et aujourd’hui encore, des foules se convertissent de par le monde ! Le nombre de chrétiens ne cesse pas de grandir ! Sauf peut-être dans le vieux continent européen qui s’endort sur ses lauriers...

Les gens de cette époque n’étaient pas plus idiots que nous. Ils en savaient sans doute moins que nous sur le plan “scientifique”, mais pour le reste, ils avaient un solide bon sens que nous aurions peut-être intérêt à écouter un peu plus humblement que nous ne le faisons spontanément. Je sais bien qu’aujourd’hui, nous avons tendance à penser que ceux qui vivaient avant nous étaient des ignares, des pauvres types, des barbares même... On regarde l’histoire avec indignation : « Mon pauvre Monsieur ! Quand on entend ce qu’on entend et quand on voit ce qu’on voit, on a bien raison de penser ce qu’on pense ! » Ce à quoi Claudel répondait : « Pour sûr, nous savons ce qu’ils pensent, mais que savent-ils ? »

* *
Vous étiez errants comme des brebis ;
mais à présent vous êtes revenus
vers le berger qui veille sur vous

Vous faites aujourd’hui votre profession de foi. Bravo ! Mais si je vous croise dans la rue dans 10 ans, combien d’entre vous me diront encore qu’ils ont la foi ? Cette foi simple de nos grands parents qui avaient tout simplement confiance en Dieu, au milieu de toutes les difficultés de leurs vies ? Cette foi qui a permis à tant d’hommes et de femmes de donner leur vie, TOUTE leur vie – autrement dit de consacrer leur vie à la mission d’annoncer joyeusement le Christ à travers le monde entier ! Il faut lire les récits de ces femmes qui partaient pour aider les populations d’Amérique, des Indes, de l’Extrême-Orient, d’Afrique, d’Australie... La joie qui les habitaient, alors même qu’ils partaient en sachant qu’ils n’allaient jamais revenir. La liberté de ces hommes et de ces femmes, le sentiment d’exister pleinement, parce qu’ils partaient avec l’amitié du Christ rivée au corps et au cœur. Et ces hommes et ces femmes, encore aujourd’hui, ont vraiment transformé le monde.

Vous êtes aujourd’hui aux commandes d’un avion qui se présente sur la piste d’envol de votre vie. Le catéchisme a rempli vos soutes de quelques bagages (le minimum ! Il faudra le garnir encore !), votre baptême a rempli le réservoir de carburant, mais si vous vous arrêtez demain sous prétexte que vous avez "fait votre grande communion", je vous le dis carrément : vous êtes des nigauds ! Vous êtes prêts à vous envoler, avec des adultes qui vont vous apprendre à piloter, et vous iriez vous garer sous le hangar ? Vous n’iriez pas visiter les horizons fantastiques qui vous appellent ? Vous allez faire de votre vie un petit quartier, avec votre petite maison, votre petite piscine, votre petit chien, petit poisson rouge, petite play-station, votre petite vie ? Vous allez vous ratatiner sur vous-mêmes en regardant de travers ceux qui menaceront votre petit confort de français hyper privilégié qui n’arrête pas de se plaindre ?

* *
Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure


Je vous le dis : les apôtres, il y a 2000 ans, étaient plus libres que vous ! Et ces prêtres, ces "bonnes-sœurs” qui partaient à l’aventure au-delà des frontières étaient plus libres que vous ! Et ceux qui donnaient leur vie au milieu de nous, toutes ces sœurs qui s’occupaient des malades, des écoles, et qu’on s’amuse aujourd’hui à décrire comme des dragons — des dragons, il y en avait tout autant dans les écoles publiques ! — alors que la plupart étaient des hommes et des femmes géniaux ! Pourquoi ? Parce qu’ils étaient libres ! Parce qu’ils suivaient le Christ, le Bon Berger ! Parce que lorsqu’ils traversaient les ravins de la mort, ils ne craignaient aucun mal ! Ils n’erraient pas dans une existence sans but, comme des brebis sans berger ! Quand ils parlaient de Dieu, ils ne disaient pas : "J’sais pas !" ; "J’le vois pas, alors il existe pas !"...

Vous le savez, je suis de formation scientifique. Et je suis prêtre. Ce n’est pas incompatible ! Et quand on me dit : "Chais pas si Dieu existe", ça me fait le même effet que si quelqu’un me disait : "Chais pas si l’air existe !". C’est bien malheureux ! Ils respirent cet air, ils se meuvent dans l’air ; et pendant que ceux qui ont compris que l’air était une réalité physique fantastique, non seulement parce qu’il nous permet de respirer mais aussi sur lequel on peut prendre appui et s’envoler en avion pour des horizons lointains, ces malheureux étouffent sur eux-mêmes en traitant de fous ceux qui, en fait, sont libres comme l’air.

Et bien, pour Dieu, c’est la même chose ! Vous avez la vie en vous ; voilà 3000 ans qu’Il travaille le cœur de l’homme pour y dévoiler le trésor de l’amour — et il y a encore du boulot ! — ; des hommes et des femmes ont pris un envol extraordinaire grâce à Lui et ont transformé le monde : ils ont libéré des prisonniers, des esclaves ; ils ont libéré les femmes ; ils ont soigné des millions d’enfants, sauvé des millions d’orphelins, de lépreux ; redonné leur dignité à des centaines de populations. Et vous me diriez qu’ils ont fait tout ça alors que Dieu n’existe pas ?

* *
Je suis la porte des brebis.
Je suis venu pour que les hommes aient la vie,
pour qu’ils l’aient en abondance


Aujourd’hui, Dieu vous appelle ! Et peut-être que certains et certaines d’entre vous sont appelés à être prêtres, moines, bonne-sœurs, c’est-à-dire en réalité des hommes et des femmes habités par une liberté fabuleuse et grandiose. D’autres seront appelés à s’engager dans le mariage. Magnifique mariage qui m’apprend la joie de savoir livrer ma vie pour un autre ou pour une autre. La joie de l’existence, c’est d’avoir pu un jour prononcer ces paroles : "Je te promets de vieillir à tes côtés !", devenir des rayons de lumière dans un monde de tristesse et de folie, où la plupart n’arrêtent pas de courir par peur, un jour, de s’apercevoir qu’ils sont passés à côté de l’essentiel : la Vie avec un grand "V" ; la joie : le bonheur ; la liberté ; Dieu ; Jésus ; l’Église ; la mission.

Peut-être certains, en écoutant ces paroles, se diront que je suis intransigeant ; qu’on peut vivre heureux sans être chrétien ; que ce discours est fanatique. Et si certains se sentent blessés par ces paroles, je leur en demande pardon. Là n’est pas mon but.

Mon but, aujourd’hui où vous faites votre profession de foi et où nous prions pour les vocations, c’est de vous dire qu’être chrétien, c’est une chance formidable, contrairement à ce qu’on entend dire partout. Mon but, c’est de vous permettre de gagner votre vie en choisissant la confiance, en étant prêt à changer par amour, en étant véritablement libres dans l’amour pour vous envoler vers un horizon qui fera de vous des hommes et des femmes vivant pleinement en apportant la joie de vivre autour d’eux, une joie saine, une joie lumineuse, une joie qui relève, une joie féconde : bref la joie de Dieu.

Pour cela, suivez le Berger de vos âmes. Le Christ a été tellement libre qu’il est mort pour vous ouvrir ce chemin, et Dieu l’a ressuscité d’entre les morts. Ayez la foi. Gardez la foi toute votre vie. Que le Christ soit votre force, votre lumière intérieure ; que son Eucharistie où Il se donne en nourriture fasse de vous des saints ; qu’Il vous encourage grâce à l’Église à donner totalement votre vie en vous aimant les uns les autres jusqu’à la mort s’il le faut, pour que le monde croie, sorte de l’errance sans but pour s’engager sans peur sur le chemin de la joie éternelle.

Avec toute mon affection fraternelle,

+ Père Alain


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