[ Une lumière de résurrection
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
http://saintsymphorien.net/Une-lumiere-de-resurrection

Une lumière de résurrection

Homélie du 3e dimanche du Temps Ordinaire (Année A)

Livre d’Isaïe 8,23b.9,1-3
« Le peuple qui marchait
dans les ténèbres
a vu se lever une grande lumière »


Psaume 27(26),1.4abcd.13-14
« Le Seigneur est ma lumière et mon salut de qui aurais-je crainte ? »

Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 1,10-13.17
« Le Christ m’a envoyé pour annoncer l’Évangile sans avoir recours à la sagesse du langage humain, ce qui viderait de son sens la croix du Christ. »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 4,12-23
« Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. »

- lire l’intégralité des textes de cette nui




Le peuple qui marchait dans les ténèbres
a vu se lever une grande lumière

Aujourd’hui encore, la liturgie nous parle de la Lumière. Nous avons fêté il y a peu l’épiphanie : les mages avaient suivi une lumière extérieure. Mais la véritable lumière qui monte sur le peuple, qui fait l’unité du peuple, qui constitue le peuple, est une lumière intérieure. Cette lumière qui fait rayonner un visage. Cette lumière qui éclaire le cœur, la chair, l’intelligence. Cette lumière qui nous fait dire parfois de quelqu’un : « Il / Elle est lumineux(se) ». Cette lumière libératrice qui fait dire au psalmiste : Le Seigneur est ma lumière et mon salut de qui aurais-je crainte ?

* * *
Le Christ m’a envoyé pour annoncer l’Évangile

Cette Joyeuse Lumière que nous chantons à Pâques. Cette Lumière qui est déposée en nous le jour de notre Baptême. Cette Lumière : c’est le Christ. Non pas comme un "grand homme", un "héros" qui habiterait notre imaginaire, mais le Christ Ressuscité. C’est le Christ ressuscité que Paul rencontre dans cette lumière aveuglante qui le fait tomber sur la route de Damas. C’est le Christ ressuscité qui va le relever et l’inspirer pour relire de fond en comble toutes les Écritures à une autre lumière que celle de son maître Gamaliel (cf. Ac 22,3). Et c’est le Christ Ressuscité qui l’enverra « annoncer l’Évangile sans avoir recours à la sagesse du langage humain, ce qui viderait de son sens la croix du Christ. ». Car annoncer le Christ ressuscité, ce n’est pas élaborer un "système" de pensée ; ce n’est pas organiser un pouvoir ; c’est aimer. Aimer en se donnant comme le Christ s’est donné à nous. Voir en l’autre non pas seulement un individu mais une personne avec qui la communion est possible dans l’amitié partagée avec le Christ. Et il est toujours bouleversant de voir des visages s’illuminer lorsque, soudain, cette amitié du Christ — qui n’a rien d’un réseau —se révèle pour eux en profondeur.

* * *
Venez derrière moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes.

Être pécheur d’homme, c’est rayonner. Non seulement se donner, mais se donner en rayonnant. Je ne sais pas si le Christ a ri, s’il a fait de l’humour comme d’aucuns aiment l’imaginer. Mais je sais qu’il souriait, de ce sourire qui décèle un cœur qui s’ouvre et qu’on se réjouit de voir grandir parce qu’on voit en lui agir le Christ.

Le Christ ressuscité n’est pas seulement un "chef de file". Le Christ est ressuscité dans la chair, et nous révèle que la chair est plus que le corps qui se donne à voir ici et maintenant. La chair, c’est à la fois ce qui nous est propre et ce que nous avons en commun. La chair a ce privilège de nous unir, tout en respectant la particularité de chacune de nos personnes. C’est ce que la Bible désigne sous le nom d’épousailles, et dont le mariage chrétien est le signe sacramentel.

Nous entendrons dans quelques minutes cet appel qui surgira de l’autel : « Bienheureux les invités au Festin des Noces de l’Agneau ! », une phrase issue du livre de l’Apocalypse (Ap 19,7-9). Or ces Noces ne sont possibles que dans l’ordre de la Lumière de la Résurrection. C’est dans la lumière de la Résurrection que nous célébrons l’Eucharistie, comme un culte d’Action de Grâce pour celui qui est venu, s’est incarné pour illuminer les ténèbres de notre péché pour nous introduire dans la Lumière éternelle. Non pas pour après la mort ; non pas pour plus tard : dès aujourd’hui, il nous faut vivre avec des gueules de ressuscités, comme, paraît-il, le réclamait Nietszche ! Il nous faut vivre comme les époux charnels du Christ, en profonde amitié avec Lui afin que notre chair unie à la sienne rayonnent et resplendissent.

Avec mon affection fraternelle,

† Père Alain


1 réaction


27 janvier 2014 20:09, par Montani

Oui, je suis sûre que Jésus souriait, heureux de la Vie reçue du Père et de l’Amour qu’Il voulait nous transmettre de sa part.
La chair a ce privilège et cette particularité de nous unir tout en respectant la particularité de chacune de nos personnes.
Etre unis à Dieu et à nos frères en Christ qui veut diviniser notre humanité. Comment ne pas nous réjouir de ce merveilleux projet de Dieu pour ses enfants.

J’aimerais ajouter que Marie Noëlle Thabut attire notre attention sur le fait que de pêcher des poissons cela les fait mourir, être pêcheur d’hommes ramène à la Vie.
Geneviève

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