[ Voici que je fais un monde nouveau
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
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Voici que je fais un monde nouveau

5e dimanche du Carême, année C

• Livre d’Isaïe 43,16-21
« Voici que je fais un monde nouveau »

• Psaume 126(125),1-6
« Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »

• Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 3,8-14
« je considère tout comme des balayures,
en vue d’un seul avantage, le Christ »

• Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 15,1-3.11-32
« Moi non plus, je ne te condamne pas.
Va, et désormais ne pèche plus. »

- Pour lire l’intégralité des textes de ce jour, cliquer ici



Voici que je fais un monde nouveau

Qu’est-ce que « faire un monde nouveau » ?
Nous avons du mal à penser le « nouveau ». Soit nous imaginons une génération spontanée (rien n’existait auparavant), ou ce qui existait disparaît au profit de tout autre chose. Or cela n’est la définition du nouveau d’une société de consommation : je prends ce qui est « nouveau », je consomme ce « nouveau », puis je jette ce qui est désormais ancien au profit d’un nouveau « nouveau »... et ainsi de suite...

Or le nouveau ne se construit pas à partir de rien, ni ne jette ce par quoi il apparaît. C’est un peu comme une équation chimique : tout le monde sait que 2H2 + O2 -> 2H2O... Sauf que l’hydrogène et l’oxygène sont deux gaz inflammables, et que l’équation aboutit à un « nouveau » produit au propriétés totalement opposées : liquide et ininflammable... Le nouveau est le fruit d’une véritable transformation, non une disparition, non un remplacement...

Il en va de même ici : lorsque DIEU dit : « Voici que je fais un monde nouveau », c’est avec ce que ce monde offre, avec son histoire et notre histoire que paraît le « nouveau ».

Or ce « nouveau » nous est déjà donné à contempler avec le Christ.
C’est en contemplant ce « nouveau » dans le Christ que le psalmiste peut s’écrier : « Quelles merveilles fait pour eux le Seigneur ! »

Qu’y a-t-il de « nouveau » dans le Christ ? Que DIEU, dont l’Ancien Testament nous montre qu’Il habite l’histoire de tout homme, nous manifeste d’une manière inattendue un amour que nul homme n’aurait pu imaginer. C’est ce qui fait le « Nouveau » Testament : non pas un testament qui fait disparaître le premier, mais qui l’assume pour qu’un réalité nouvelle puisse voir le jour.

Cette histoire de l’Ancien Testament est une histoire chaotique, tout comme l’histoire de cette prostituée. D’ailleurs, depuis le prophète Osée, on sait que l’histoire d’Israël est une histoire d’épousailles dont l’épouse a du mal à vivre la dimension de fidélité. Et toujours son époux revient à elle, espère en elle, d’autant plus joyeusement que, peu à peu, elle apprend à reconnaître sa rupture...

Or cette rupture, c’est précisément ce que les chrétiens nomment le « péché ». Et le paradoxe redouble, car le Seigneur ne fait pas toute chose nouvelle “malgré” le péché, mais par et avec ce péché !!!

C’est une des raisons pour lesquelles la confession est tellement importante ! Si je refuse que soit mis à jour mon péché ; si j’imagine que DIEU ne retiendra de mon histoire que ce qu’elle a eu de meilleur, je n’ai rien compris, je n’ai rien appris, je ne le laisserai rien transformer, et donc je ne serai pas sauvé...

Car en définitive, c’est toute mon histoire, avec ce qu’elle a de meilleur et avec ce qu’elle a de pire que DIEU veut sauver. Sans condamnation, car l’objectif n’est pas là. “Condamner” et “acquitter” sont les rêves de la toute puissance humaine, pas ceux de la miséricorde de DIEU.

Toute mon histoire sera sauvée, et non pas seulement quelques bribes. Sans quoi mon éternité ressemblerait vite à un tapis effiloché ! Et c’est précisément cela qui est « nouveau ». Jésus ne dit pas à la femme : “On oublie tout, ça ira pour cette fois...”, mais il la prend comme elle et lui donne d’illuminer son existence par sa miséricorde pour la relever et lui dire que sa vie a une tout autre dimension, une tout autre vocation : « Je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

Je dois apprendre que la pâte avec laquelle monte le pain de la nouveauté ; le raisin avec lequel fermente le vin n’est pas une autre matière que mon histoire assumée, offerte pour être mise en croix et déposée dans le Cœur du Père pour qu’il en fasse un  monde « nouveau » .

Et avec ça, je ne voudrais pas me confesser ? Je refuse que soit mis à jour ce qui fait mon histoire, ce qui fait ma faiblesse et en même temps ce qui fait mon courage ? Comment alors participerai-je à la nouveauté du monde de la résurrection ? Comment me réjouirai-je à Pâques ? Ou alors je participerai à une fête extérieure à moi, comme un spectacle rituel... Mais sans joie, puisque je n’aurai pas progressé d’une étape à l’autre (cf. Qu’est-ce que la joie, ici), puisque ce n’est pas mon histoire qui sera associée à celle du Christ sur la Croix ou dans la résurrection...

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