[ Vous avez dit “Résurrections” ?
Paroisse Saint-Symphorien-en-Côte-Chalonnaise
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Vous avez dit “Résurrections” ?


* * Une vie au-delà cette vie...

Cette expérience de la résurrection du Christ manifesté auprès de ses disciples nous révèle au moins deux choses essentielles concernant la vie au-delà la vie :

1. Le corps ne disparaît pas.

La foi chrétienne n’a pas l’expérience d’une dissolution du corps dans le cosmos. Le corps étant l’expression de l’âme (c’est par le corps qu’on voit une âme sourire ou pleurer, aimer ou haïr...), il est normal, à bien y réfléchir, qu’il subsiste éternellement, comme nous le voyons pour le Christ. Seuls les anges sont de pure esprits créés ; or nous ne sommes pas appelés à devenir des anges...

Certes, ici-bas, le corps décédé tombe dans la mort, inanimé. Mais l’âme immortelle demeure, et tout comme elle a reçu un corps à la naissance, pourquoi lui interdire d’en recevoir un à nouveau pour marquer la nouvelle naissance ? Et de même qu’il a fallu mourir au monde amniotique pour naître à une vie nouvelle, accueillie dans la joie familiale, il nous est demandé de mourir à ce monde pour entrer dans une vie renouvelée.
C’est le sens ultime de la sentence de Jésus à Nicodème : « Personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu. » (Jn 3,3) Il ne s’agit pas seulement du baptême, mais de ce que le baptême signifie profondément : naître à la vie éternelle, et pour cela, mourir à ce monde.

Maintenant, ce corps sera-t-il marqué par l’âge ? Sans doute pas, puisque nous passons dans une dimension éternelle. Ce corps est marqué par l’éternité.
Si nous prenons une analogie, dans l’ordre de l’âge, nous remarquons bien qu’entre 10 ans et 30 ans, notre corps a changé ; et pourtant, c’est le “même corps” et la “même âme”... À la fois stable et changeant, tel est le corps.
Analogiquement, le corps éternel aura quelque chose de stable (ce sera bien nous, et personne d’autre) et quelque chose de changé (un corps marqué par l’éternité).

Une autre image de transformation de ce corps : nous avons tous vu de ces frères ou sœurs au visage fermé, s’ouvrir et rayonner dès lors qu’ils se savaient aimés. Une véritable transfiguration qui les rend méconnaissables ! C’est une autre analogie qui nous fait comprendre la transformation de la résurrection.

Tout cela ayant marqué le corps ressuscité du Christ, on comprend pourquoi les disciples ne le reconnaissent pas d’emblée.

Enfin, la question de la nourriture... Saint Paul le dit bien :
« Le royaume de Dieu ne consiste pas en des questions de nourriture ou de boisson ; il est justice, paix et joie dans l’Esprit Saint. » (Rm 14,17).
Alors ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire de Jésus mangeant avec ses disciples après sa mort ?

Là encore, réfléchissons, et faisons la distinction entre manger et partager un repas. Le Royaume est souvent comparé à un « festin » (cf. Is 25,6 ; Ps 35,9 ; Mt 8,11 ; Lc 13,29 ; Ap 19,7.9). Or le festin n’est pas une orgie ! Le festin est la célébration d’un événement où sont conviés les frères et sœurs, les amis, les proches... Bref, le festin, ou le repas, est d’abord affaire de relation.

Je me rappelle cette veuve me disant, quelques jours après le décès de son mari : « Depuis qu’il est mort, je mange, mais je ne prépare plus de repas... » Tout est là ! La nourriture en tant que tel ne suffit pas pour faire vivre l’homme ; il y faut ajouter la dimension de relation, de convivialité, de joie, de reconnaissance... tout ce que fait vivre un repas, au vrai sens du terme. Les fast-food sont peut-être ici la meilleure image de ce que n’est sûrement pas le paradis... En revanche, les vrai festins en constituent l’image la plus parlante : la famille s’y retrouve et s’y constitue une identité inimitable, pour la plus grande joie de tous ses membres.

2. Une vie debout qui tient toutes ses promesses

Étonnante, cette manière de présenter le Paradis comme un lieu d’ennui, alors que l’enfer nous paraît plus riche d’inventions et de surprises... Un peu comme si on comparait l’ambiance de nos rassemblements dominicaux avec les réunion de la Jet-Sept... Mais en terme de bonheur profond et durable, où sont les plus heureux ?
Étonnante aussi cette manière de considérer le mal comme plus imaginatif que le bien, alors que c’est exactement l’inverse qui se passe...

Mais alors, d’où vient cette richesse inventive et joyeuse, totalement ouverte sur l’émerveillement infatigable que suscitera la création entièrement renouvelée ?

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