Fête du Christ Roi le 22 novembre 2020

 

La Fête du Christ Roi

 

D’où vient la solennité du Christ-Roi ?
Pie XI a instauré cette fête liturgique en 1925. Il y avait une implication, un présupposé politique à cette création : Pie XI voulait inscrire la primauté du Christ au double plan social et politique. On parlait même de « Royauté sociale de Notre Seigneur ». Ainsi, le pape souhaitait rappeler que la religion n’est pas qu’une affaire privée.
Dans la société post-révolutionnaire de l’époque, voulant se démarquer de la religion, on cherchait à neutraliser l’Église pour qu’elle ne s’immisce pas dans les affaires politiques.
Pour le pape, les sociétés ne peuvent alors être pleinement humaines qu’en étant pleinement chrétiennes.
Pie XI réaffirme alors que si la religion n’organise pas la société – en cela, il y a bien distinction des sphères religieuse et politique –, le Christ ne cesse pas de contribuer à la rénovation de la société. Le christianisme a pour vocation d’informer de l’intérieur les sociétés humaines, de contribuer à leurs élévations dans tous ses aspects.
Pour le pape, les sociétés ne peuvent alors être pleinement humaines qu’en étant pleinement chrétiennes car les valeurs religieuses peuvent et doivent pénétrer la société humaine et politique. Il s’inscrit d’ailleurs dans la continuité de son prédécesseur, dont la devise papale était « Restaurer toutes choses dans le Christ » (« Instaurare Omnia in Christo »).

Nous sommes arrivés à la fin de l’année liturgique “A” puisque ce dimanche est l’ultime étape du cycle liturgique, en décalage vis-à-vis de l’année civile.

Aujourd’hui l’Évangile nous aide à mieux comprendre comment Jésus est « Roi » et ce qu’est le Règne de Dieu : C’est le règne de l’amour, le seul règne où tous sont heureux ! C’est ce que nous voulons, c’est ce que nous essayons de construire avec Jésus. C’est ce que nous demandons aussi avec cette célébration.

La fête du Christ-Roi est la dernière solennité de l’année liturgique. L’Église célèbre la royauté de Jésus et ses paradoxes : le Christ, vrai Dieu et vrai homme, est le Royaume lui-même. “Par lui et en lui, nous régnons à notre tour sur l’univers.”

On se rappelle que sur la Croix du Christ, une inscription avait été placée : « Celui-ci est le roi des Juifs ».
Mais ce titre de roi donné au Christ n’a rien de commun avec celui des rois de la terre.
Jésus n’a jamais exigé qu’on lui attribue le titre de roi. Lui-même a affirmé : « Ma royauté ne vient pas de ce monde » et sa venue en change le sens.
Son Royaume en est un d’amour et de justice ; sa paix, le monde ne peut pas la donner. Les pauvres et les petits constituent le trésor de son Royaume ; sa puissance s’exerce par la faiblesse.
« Tout pouvoir m’a été donné au Ciel et sur la terre. Allez donc, de toutes les nations faites des disciples. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps”.
Telles sont les dernières paroles du Christ ressuscité dans l’évangile de saint Mathieu. Elles nous aident à pressentir les dimensions inouïes du mystère que l’Église fête aujourd’hui, comme pour couronner l’année liturgique : le mystère du Christ Roi, de la royauté du Christ.

Dans la prière du Notre Père, on dit : « que ton règne vienne ». N’est-ce pas souhaiter que le Christ soit reconnu comme Roi et cette réalité adviendra totalement à la fin du monde. En attendant, nous portons ce désir dans notre cœur. Un grand privilège est le nôtre : nous sommes « héritiers du Royaume », « peuple de rois », donc appelés à vivre avec le Christ. Jésus peut dire : « Ma Royauté ne vient pas de ce monde » mais elle est au cœur de ce monde. L’évangéliste Luc écrira : « Le Règne de Dieu est parmi nous » (Luc 17, 21). Nous sommes les ambassadeurs de ce Royaume.

La parole de ce souverain ne sera pas une parole qui renversera le monde, mais une parole qui retournera ce qui empêche le monde, ici-bas, de connaître la joie et la paix.

Prière
Seigneur Jésus,
Ta maison n’était pas un palais,
Tes amis n’étaient pas des puissants,
Ton pouvoir n’était pas dans la force,
Mais c’est Toi, le Roi de l’univers.
Seigneur Jésus,
Ta maison est celle de Dieu,
Tes amis sont les enfants de Dieu,
Ton pouvoir est l’amour même de Dieu,
Oui, c’est Toi le Roi de l’univers.
Seigneur Jésus,
Mets en moi le désir d’habiter ta maison,
Fais de moi ton ami le plus fidèle,
Donne-moi ton pouvoir d’aimer plus que tout.

https://www.youtube.com/watch?v=lDBGEgwWgw0

Chant : Ô Christ Roi de l’Univers.

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