Charrecey – St-Maurice

À 12 km de Givry, la commune de Charrecey est située sur la route Chalon-sur-Saône-Autun. L’église du village, placée sous le vocable de Saint Maurice, date des XIIe-XIIIe siècle.

Cette petite église rurale, paroissiale, a été remaniée plusieurs fois. Elle est composée d’une nef, d’une travée sous clocher, d’un chœur à fond plat et d’une chapelle flamboyante au sud, puis d’une sacristie ajoutée au nord de cette chapelle. Toujours bien entretenue par les habitants bénévoles, le bâtiment a bénéficié de nombreuses réparations. Toiture refaite en 1976, grand nettoyage en 1990. Après la création d’une association « les Amis du vieux Charrecey », rénovation de la nef et autres travaux faits en 1992. Plusieurs réparations : encore récemment en 2014, toitures, fenêtres. En 2015, rampe d’accessibilité vers la porte latérale.

La nef

La nef est voûtée d’un berceau lambrissé plein cintre depuis le milieu du XIXe s. Le plan général de l’édifice traduit un certain manque de symétrie : les deux côtés de l’église ne sont pas absolument de longueur égale, ni à angles droits. La grande porte d’entrée est décalée, ainsi que l’arc triomphal.

Au sol, on peut voir cinq dalles funéraires, réemploi de dalles du vieux cimetière qui entourait l’édifice après sa désaffection au milieu du XIXe siècle.

Le chœur

Le chœur voûté, à fond plat à pans coupés entouré de boiseries, est orné de niches baroques décorées pour mettre en valeur les statues du roi saint Louis à gauche et à droite de saint Maurice, en soldat romain, avec armure, lance et bouclier, patron de l’église. Le médaillon de la baie pentagonale centrale reprend cette image de ‘Sanctus Mauricius’. Sur le mur du fond, un nuage de stuc est garni de têtes d’angelots.

Le tabernacle est placé au centre contre la boiserie et l’autel majeur en pierre blanche est tourné vers l’assistance. La grille de clôture en arc de cercle suit la courbe de la marche d’entrée au sanctuaire.

Les peintures murales

Une habitante, Magali Robert, avait fait le choix des couleurs qui font l’ambiance si chaleureuse.

Sur l’arcade du choeur surbaissé, un calice surmonté d’une Hostie rayonnante marquée IHS, ce qui signifie « Jésus Sauveur des Hommes », est entouré de deux colombes dans des branches stylisées en volutes de couleur, peinture sur toile de jute réalisée par Mme Denis en 1900.

Les autels latéraux

De part et d’autre de l’arc sous clocher, deux autels latéraux. Au centre de l’arc séparant la nef du chœur, un Christ en croix, pieds côte à côte.

À droite, autel dédié à la Vierge Marie. Jeune maman, elle tient l’enfant Jésus, bébé endormi, étendu dans ses bras enveloppé dans le manteau. Dans le mur à côté de cet autel, une piscine liturgique.

À gauche, autel dédié à St Joseph au lys. À son cou, pend une pyxide en forme de cœur (boîte dans laquelle on conserve les hosties pour porter la communion aux malades).

La chapelle flamboyante

Au sud de la travée sous clocher, la chapelle du gothique flamboyant possède des ogives chanfreinées sur consoles sculptées de quatre masques : trois souriants et un à deux têtes. À la clé de voûte, étoile à six branches terminées par des fleurs de lys et blason couronné à trois fleurs de lys. Cette chapelle est connue sous le nom de chapelle Caillet : nom d’une famille de Charrecey du XVe s. disparue au XVIIe, dont un prêtre parmi ses membres (AD71).

Sur le mur sud, grande fenêtre double à remplage gothique flamboyant ainsi qu’une jolie crédence.

La statuaire

Neuf statues, repeintes en 1992 par Magali Robert.

1 et 2- Statues du XVIIIe s., Saint Maurice (pierre) et Saint Louis (bois) dans les niches plein cintre à ailerons placées de chaque côté de la fenêtre axiale au fond du chœur.

3- Saint Joseph, dans la niche au-dessus de l’autel latéral gauche dans la nef.

4- Vierge à l’Enfant (statue entièrement rénovée) dans la niche au-dessus de l’autel latéral de droite de la nef. La pierre de cet autel est creusée d’une cuve baptismale.

Sur le mur sud de la nef,

5- Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus,

6- La Vierge de Lourdes,

Sur le mur nord de la nef,

7- Sainte avec palme, couronne de roses et ancre : attributs de Sainte Philomène.

8- Un peu plus loin, sainte Jeanne d’Arc.

Dans la chapelle gothique,

9- le Sacré-Cœur.

10- Saint Antoine de Padoue (non restauré),

À remarquer : des plaques de cheminée représentant des sujets bibliques Accrochées aux murs en haut de la nef (précédemment insérées dans le mur de façade avant sa restauration ou au-dessus de la porte latérale), six plaques de cheminées, XVIIe-XVIIIe siècles, aux sujets bibliques ou du Nouveau Testament. Elles représentent : sur le mur du côté sud à gauche, un Sacrifice d’Isaac ; sur le mur du portail, l’Annonciation et l’Adoration des bergers ; de l’autre côté du portail, une autre Adoration des bergers et les Instruments de la Passion surmontés d’un coeur flamboyant ; sur le mur nord à droite, un autre Sacrifice d’Isaac.

Le mobilier

– Une chaire en bois de chêne, à abat-voix surmonté de la croix, toujours en place.

– Un bénitier en pierre encastré dans le mur près de la porte latérale, de forme polygonale, XVIII-XIXe. (AD71 Mme Oursel 1973).

– Le Chemin de Croix est composé de croix de bois à médaillon central peint au motif de la station.

 

 

Pastorale du Tourisme et des Loisirs – Diocèse d’Autun Chalon Mâcon – www.pastourisme71.com – Édition : 2020