Fête de Pâques

 

Que fête-t-on à Pâques ?

Pâques, c’est le rappel de la mort et de la résurrection de Jésus précédé de la «cène» c’est à dire le dernier repas de Jésus (que nous rappelons le jeudi saint) avec ses apôtres avant son arrestation et sa crucifixion (vendredi saint).
Il ressuscite 3 jours après, apparaît vivant devant ses disciples, se montre à eux pendant 40 jours puis monte au ciel (fête de l’Ascension). Pour les chrétiens c’est aussi le symbole fort d’un « passage » de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière.

 

Redisons que la fête de Pâques est la plus importante pour les chrétiens.

Elle célèbre la Résurrection du Christ, sa victoire sur la mort qui est l’élément central de la foi chrétienne. Elle est la fête chrétienne la plus ancienne et la fête centrale de l’année liturgique.
La première célébration de la Résurrection fut la célébration hebdomadaire de chaque dimanche. La fête annuelle n’apparut qu’ensuite, dès le second siècle.
“De même que le dimanche constitue le sommet de la semaine, de même la solennité de Pâques constitue le sommet de l’année liturgique.

L’étymologie habituellement donnée au nom de la fête est qu’il vient du verbe Pessa’h qui signifie sauter au-dessus ou passer au-dessus en hébreu. Ceci rappelle que lors de la dixième plaie d’Égypte, la mort « saute » au-dessus des maisons des Hébreux, pour ne frapper que les premiers-nés égyptiens.
Depuis la Résurrection du Christ, c’est la célébration du passage avec lui de la mort à la vie que les chrétiens célèbrent. Par sa Résurrection, le Christ sauve l’Homme du péché et l’appelle à la vie éternelle.

Pour le père Jean Massonnet, prêtre du diocèse de Lyon et spécialiste des relations entre judaïsme et christianisme, la parenté de ces deux fêtes ne fait pas de doute : « La fête pascale catholique trouve son appui dans la fête pascale juive.

Dans les Évangiles, l’apôtre saint Paul reprend l’image de l’agneau comme symbole de Pâques, écrit cette fois avec un « s ». Pour les catholiques, l’animal devient une représentation du Christ qui versa son sang pour le salut des hommes. La mort de Jésus, le Vendredi Saint, est directement associée à l’immolation des agneaux de la Pâque à Jérusalem.

Pour les premiers disciples, Jésus est en quelque sorte l’agneau pascal dont le sang a protégé les Hébreux dans le désert. Le sang, c’est la vie et la vie donnée », explique-t-il.
De même, le terme « Pessah » est pour lui symbolique : « Il suggère le passage de la mort à la vie, qui s’inscrit sur le passage de l’esclavage à la liberté dans l’exode juif. Pour les chrétiens, Jésus va accomplir toute l’espérance juive dans sa personne, jusqu’à la rédemption définitive ». Finalement, constate-t-il, « c’est Jésus qui nous sépare de la religion juive mais en même temps, c’est aussi lui qui nous y ramène. »

Un peu d’histoire

À travers l’histoire, la graphie alternera entre pluriel et singulier mais ce n’est qu’après le XVe siècle que la distinction sémantique naît entre Pasque (la fête juive) et Pasques (la fête chrétienne). Les deux orthographes actuelles apparaissent seulement à partir du XVIIIe siècle.
Les deux fêtes suivent chacune un calendrier précis. La Pâque juive commence le 14 nissan du calendrier lunaire hébraïque, soit le mois des épis et le jour de la première nouvelle lune après l’équinoxe de printemps.
Le jour de Pâques chez les chrétiens a aussi un lien avec la saison des beaux jours. Sa date est d’ailleurs la seule des fêtes chrétiennes (avec Pentecôte qui en découle automatiquement) à être fixée en relation avec la lune, comme la Pâque juive, pour garder la filiation citée plus haut. Elle a été fixée lors du concile de Nicée, en 325, le premier dimanche suivant la pleine lune de l’équinoxe de printemps. Ainsi, les dates du calendrier grégorien sont comprises entre le 22 mars et le 25 avril. C’est pour cela que les deux fêtes se retrouvent régulièrement plus ou moins en coïncidence. La Pentecôte aussi fêtée dans les deux religions. Dans chacune des religions, la célébration de Pâque(s) suit un rituel précis, souvent en famille. Les juifs se retrouvent dès le vendredi soir pour lire la Haggada, (livre qui retrace l’exil des Hébreux), et l’on boit quatre coupes de vin lors des passages importants du récit.
Les chrétiens entament les célébrations dès le Jeudi saint en souvenir de la Cène (le repas ou « seder » de la fête de Pessah, célébrée par Jésus et ses disciples), puis le lendemain le Vendredi saint commémore la crucifixion et la mort de Jésus. Le samedi soir est un jour de silence et de recueillement, avant la veillée pascale. Enfin, le dimanche de Pâques commémore la Résurrection du Christ.

L’origine de Pâque

À l’origine, la fête de Pâque חג הפסח [ḥag ha-pesaḥ] est une fête pastorale. On sacrifiait un agneau, on prenait son sang pour oindre le pourtour des portes d’entrée de la tente ou de la cabane. C’était un rite de protection pour détourner les mauvais esprits et protéger ainsi la famille. Le mot pâque désignait aussi l’agneau pascal que l’on sacrifiait.
Ce sacrifice était encore pratiqué au temps de Jésus mais ne l’est plus depuis la destruction du temple de Jérusalem en 70.
À ce rite a été ajouté une autre célébration, la fête du pain sans levain חג המצות[ḥag ha-matsoth]. C’est une fête agricole célébrée par un peuple sédentaire au début de la moisson. Le pain sans levain porte aussi le nom de pain azyme, du grec ἂζυμοςde ζύμ (levain).
Dans un second temps, ces fêtes ont été associées à l’exode du peuple hébreu, du grec ἔξοδος (sortie).
Selon la Bible, à l’époque des pharaons, les Hébreux vivaient en esclavage en Égypte. L’exode représente la sortie d’Égypte, la libération du peuple hébreu.
Dans la Torah, Dieu annonce le dixième fléau qui allait frapper les Égyptiens : le sang autour des portes devient le signe qui allait lui permettre d’épargner les maisons des Hébreux.
« Le sang sera pour vous un signe sur les maisons où vous vous tenez. En voyant ce signe, je passerai outre et vous échapperez au fléau destructeur lorsque je frapperai le pays d’Egypte. Ce jour-là, vous en ferez mémoire et vous le fêterez comme une fête pour Yahvé, dans vos générations vous la fêterez, c’est un décret perpétuel. » (Exode 12, 13 – Bible de Jérusalem) « Tu ne mangeras pas avec la victime [l’agneau pascal] du pain fermenté ; pendant sept jours, tu mangeras avec elle des azymes – un pain de misère – car c’est en toute hâte que tu es sorti du pays d’Égypte : ainsi tu te souviendras, tous les jours de ta vie, du jour où tu sortis du pays d’Égypte. » (Deutéronome 16, 3 – Bible de Jérusalem)
La Pâque est donc devenue la célébration de la libération du peuple hébreu. C’est la traversée de la mer Rouge qui sépare le pays de la servitude de la terre promise. C’est le passage de l’esclavage à la liberté.
Aujourd’hui, les juifs prennent un repas en famille le premier soir : c’est le séderסדר. Le pain sans levain et le vin occupent une place essentielle.

https://youtu.be/u-q4KwE1VxY

Pour nous chrétiens, le Joie exulte. Par toute la terre, Criez de joie, Christ est ressuscité! Criez de joie, brûlez de son amour, Car Il est là, avec nous pour toujours.

 

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